AIE- 11/2. Selon l’Agence Internationale de l’ Energie (AIE), la décrue du prix du baril pénalisera la production quand la demande repartira à la hausse.
L’effondrement du prix du baril oblige les producteurs à réduire les investissements, et à produire moins, au risque d’entrainer une nouvelle flambée des prix lorsque la demande montera de nouveau en puissance.
Par conséquent, et comme le baril est passé de presque 150 dollars à 40 aujourd’hui, l’ AIE a réduit son estimation du potentiel d’approvisionnement en 2009, des membres de l’OPEP et des autres pays, de 1 million de barils par jour.
« Même à court terme, la réduction des investissements a un impact » a déclaré le conseiller en énergie de l’AIE à l’attention de 28 pays industrialisés, dans son rapport mensuel au pétrole. Le danger est que, si trop d’investissements font défaut maintenant, l’ampleur de la réponse d’une reprise des cours à la hausse pourrait encore plus déstabiliser l’économie mondiale ».
Alors que les grands exportateurs du Moyen-Orient bénéficient de faibles coûts d’exploitation, inférieurs à 10 dollars le baril, pour le reste du monde, la fourchette est plutôt située entre 15 et 20 dollars. Les coûts d’exploitation peuvent même être de 25 à 35 dollars le baril, pour des projets particulièrement onéreux, comme l’extraction et la transformation des sables bitumineux du Canada.
La déclaration de l’ AIE fait donc froid dans le dos : la sortie de crise, que le monde entier espère, ne ferait en quelque sorte que nous projeter de charybde en sylla dans une autre crise, pétrolière celle là, dont on ne peut évidemment aujourd’hui mesurer la gravité. (voir “Barack Obama et l’énergie verte“)
Donc, et le paradoxe n’est pas mince, en rapport à l’espoir nourri par tout un chacun de sortie de crise, mieux vaut rester encore un peu dans le marasme économique.
Sources :
ASPO
AIE

Une réponse à AIE : les conséquences redoutées d’une baisse des investissements.