Arabie Saoudite : Ali Naimi prévoit une nouvelle flambée des prix du pétrole.

Le ministre saoudien du pétrole Ali Naimi prévoit que le prix du baril pourrait à nouveau flirter avec les 150 dollars dans un délai de deux à trois ans, si l’industrie pétrolière n’investit pas davantage dans de nouveaux projets.

« Nous pouvons assister dans les deux ou trois ans à une envolée des prix similaire à ce qu’elle fut au premier semestre 2008 ou encore pire » a déclaré Ali Naimi.

La faiblesse des prix, de la demande, mais également les difficultés à financer les nouveaux projets ont découragé les investissements.

Le ministre ajoute également que « la transition non aboutie vers des carburants alternatifs a accru encore plus l’incertitude sur les investissements à conduire. Le manque de clarté dans les politiques énergétiques contribuant également à créer un frein ».

M. Naimi avait déjà attiré l’ attention sur la problématique que posait le défaut d’investissements, et sur la possibilité d’une crise pétrolière à venir.
Andris Piebalgs, le Commissaire européen à l’Énergie s’ est aussi récemment fait l’écho de la même inquiétude concernant la production de pétrole dans son blog.
Le directeur exécutif de l’Agence Internationale de l’ Energie, M. Nabuo Tanaka, partageant la même vision des choses.

Il est intéressant de noter que le passage aux carburants de substitution ou plus généralement aux énergies dites « alternatives », celles qui préparent le monde de demain, peut être dorénavant perçu comme une concurrence, en matière d’investissements, aux énergies conventionnelles.

Mais on peut aussi se demander si l’industrie pétrolière a vraiment intérêt à relancer les investissements quand le prix du baril est encore faible, et s’il n’est pas plus intéressant pour elle également de vendre un baril à 150 dollars.
Et de toutes façons le fait d’investir pour remplacer la production de champs de pétrole veillissants est bien sûr plus qu’hypothétique.

Tout ceci favorisera l’essor des énergies alternatives. Une juste remontée des prix est donc nécessaire pour assurer la transition énergétique sans perdre de temps.
Source :

Upstreamonline

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5 réponses à Arabie Saoudite : Ali Naimi prévoit une nouvelle flambée des prix du pétrole.

  1. Abramhs dit :

    Energie /GNL-16
    Le gaz naturel non-conventionnel (NCG), une nouvelle donne sur le marché du GNL Par : Y.Mérabet
    Précisions pour comprendre cet article : Le gaz naturel non conventionnel (NCG) comprend :
    - Le gaz provenant de sables ou carbonates (tight gas) – Le gaz de houille (coalbed méthane)
    - Les gaz de schiste (shale gas)
    Qu’est-ce qu’un gaz non-conventionnel (NCG)? C’est un gaz combustible comme le gaz naturel, c’est sa provenance qui le fait différencier des gaz conventionnels. Celui-ci qui fut récupéré des fonds baptismaux de l’histoire par les Etats-Unis en plein malaise économique et au vue d’une grandissante dépendance énergétique de l’étranger, il fut découvert par les chinois il y’a 8000 ans. Le NCG regroupe des accumulations souvent peu concentrées dans des réservoirs de faible perméabilité où des méthodes d’extraction spécifiques sont requises. Le Tight Gas est contenu dans du grès très peu perméable d’où il est difficile d’extirper les molécules. Le gaz de schiste, quant à lui, est l’ancêtre géologique du gaz conventionnel. Le gaz naturel se forme en effet dans des roches mères organiques, des schistes noirs à grains fins. Au cours du temps, le gaz naturel migre peu à peu vers des roches plus poreuses pour devenir du gaz « conventionnel ». Le gaz de schiste est ainsi du gaz piégé dans la roche qui l’a vu naître. Enfin, pour compléter le tableau, il faut citer le gaz de houille (ou CBM pour Coal Bed Methane), qui provient de la transformation du charbon par un traitement de regazéification, qui s’effectue en surface. La montée du prix du baril de pétrole extrapolé de celui du gaz et l’annonce de l’épuisement des réserves mondiales d’hydrocarbures, ont incité les Etats-Unis (premier consommateur mondial) a compenser son déficit énergétique en développant l’exploitation des schistes et beaucoup de grands gisement ont été mis à jour à partir de 2007. En effet, les réserves prouvées ont augmenté de 50 % et comptent aujourd’hui pour environ 9 % des réserves gazières totales américaines. Selon le cabinet international ICF, le gaz de schiste représentera 21 % de la production gazière aux Etats-Unis (hors Alaska) en 2020, contre 8 % en 2007. En parallèle, le Tight Gas participera à 40 % du mix gazier produit en 2020, contre 31 % en 2007. Le Canada possède également des réserves de gaz naturel non conventionnel qui proviennent de filons de charbon (méthane de houille), de roches de faible perméabilité (gaz de formation à faible perméabilité) et de shale (gaz de schiste). La production de gaz naturel non conventionnel en est qu’à ses débuts au Canada. Les réserves de gaz naturel non conventionnel ne sont pas encore répertoriées sur carte. Le gaz non conventionnel pourrait ainsi devenir une source d’énergie de choix pour produire de l’électricité en attendant le renouveau du nucléaire, c’est pour cette raison que les Etats-Unis ignorent le protocole de KYOTO et narguent les résolutions du sommet de Copenhague afin d’épargner son économie des lourdes pénalisations qui risqueront de paralyser son économie. Mais, selon l’AIE, il faudra que les gaz non conventionnels deviennent rapidement « propre », entendez par là que les centrales électriques à gaz soient associées à un système CCS de captage/stockage du CO2 pour enfouir dans le sol les rejets carbonés, une facilité d’emploi du gaz ‘sale’ accordée aux américains, une infraction au sauf-conduit du protocole de Kyoto de L’AIE. Sachant bien que le CCS est un système qui accentue la pollution de la croute terrestre, une solution hypocrite aux conséquences dramatiques. Dans ses dernières recommandations datées du 10 novembre 2009, l’agence internationale de l’énergie milite pour que la consommation des hydrocarbures « sales » diminue. Si la politique énergétique américaine a consisté ces dernières années à multiplier les terminaux d’importation GNL pour répondre à l’augmentation de la demande domestique, certains estiment que les Etats-Unis ne pourraient renoncer à l’importation massive du gaz conventionnel (GNL) , le gaz naturel est trop parfait pour être abandonner par les ménagères américaines au détriment d’un autre gaz ‘sale’. Apprécié pour sa consommation. « Propre », sa combustion dégage moins de gaz à effet de serre que le pétrole et beaucoup moins encore que le charbon et les gaz non conventionnels. Flexible, il est disponible en permanence pour l’utilisateur final, qu’il s’agisse d’usages domestiques, collectifs ou industriels. Efficace, il permet d’atteindre des rendements énergétiques très élevés dans les centrales électriques de dernière génération, réduisant d’autant les consommations énergétiques et les émissions atmosphériques. Deuxième hydrocarbure polluant après le charbon les NCG restent une préoccupation marginale auprès des pays d’aisance énergétique. La mise sur le marché des gaz non conventionnels fera certainement grimper le prix de l’Unité des 1000 m3 du gaz conventionnel au vue de son extraction difficile et de son aspect technique ‘sale et corrosif’ qui diminue ses capacités techniques pour le stockage et l’exclu de la liste des gaz ‘fluide moteur’ devant assister la production des puits des puits d’huile.
    Les schistes pour compenser le déficit des réserves américaines Quelque soit le prix à payer, l’Amérique veut coute que coute assurer son indépendance énergétique, vis-à-vis de l’étranger, vulnérable aux crises énergétiques et voilà qu’une zone de production majeure inattendue vient à la rescousse de la pénurie locale de l’énergie conventionnelle. Aux Etats-Unis, l’exploitation gazière montre un rebond depuis 2007 après dix ans de stagnation ou de déclin. Ce renversement de tendance est dû à l’essor des gaz non-conventionnels, en particulier les gaz de schistes et les tight gas, qui ont représenté 51 % des gaz extraits aux Etats-Unis en 2008 (sur 582 Gm3). Nichés dans les Etats du Texas, de Pennsylvanie, du Wyoming, du Colorado, de l’Oklahoma et de la Louisiane, leurs réserves atteignent 21 000 Gm3, contre 6 100 Gm3 en 2006 ! L’exploitation des gaz non conventionnels (NCG) est certes revient très chère et plus polluante que celle du gaz classique, mais la multiplication du forage horizontal et les nouvelles techniques de stimulation vont certainement faire grimper les coûts de production, mais mettent en abondance du gaz. Actuellement, produire du gaz non conventionnel aux Etats-Unis coûte entre 3,5 et 5 dollars par MBTU, 2 à 3 fois plus cher que de produire du gaz conventionnel. Un certain engouement pour les gaz non conventionnels américains se fait sentir chez les compagnies. En 2008, Shell a acquis les Tight Gas de Duvernay au Canada, pour 5,8 milliards de dollars. BP s’est placé dans l’Arkansas et l’Oklahoma, StatoilHydro l’a suivi. Shell a amassé des positions importantes à Haynesville, en Louisiane, en partenariat avec Encana. En mai, l’Italienne Eni s’est associée à Quicksilver Resources pour développer des gaz de schistes au Texas. Enfin, en juillet, BG group a augmenté ses réserves de 5 % en prenant des parts dans des champs gaziers non-conventionnels au Texas et en Louisiane. Cet accroissement des ressources totales, est attribué principalement aux gaz de schiste (Shale Gas), qui a fait l’objet d’intenses efforts d’Exploration-Production, ces dernières années. Les dernières estimations des réserves de gaz de schiste s’élèvent à plus de 17.248 milliards m3 (616 Tcf), soit environ le tiers des ressources de gaz naturel des Etats-Unis. Un rapport du « Potential Gas Committee » présenté durant la dernière conférence organisée par l’American Gas Association à Washington, détaille les régions potentielles. Ainsi la région du Golf du Mexique – qui comprend les gaz de schiste de Louisiane (Haynesville) et l’est du Texas – aurait un potentiel d’environ 12.740 milliards de m3 (455Tcf) ; les montagnes rocheuses – avec 10.472 milliards m3 (374 Tcf) – comprend également les gaz provenant des Tight sands et Coalbed Methane dans le Wyoming, Colorado, Utah, Nouveau Mexique, ainsi que les Etats environnants. Néanmoins, les plus grandes découvertes de gaz non conventionnel, ont été faites dans la région Atlantique, avec plus de 9.352 milliards m3 (334 Tcf), soit 2.576 milliards m3 (92 Tcf) de plus que des estimations précédentes, avec l’émergence du « Marcellus Shales » dans le bassin des Appalaches. Le directeur du « Potential Gas Committee », le Dr John Curtis a indiqué lors de cette conférence que beaucoup de formations de schistes demeurent inexplorées ou sont encore sous-explorées aux Etats-Unis. C’est la fin des vaches grâces pour l’Amérique et les pays fortement industrialisés du temps ou le gaz et le pétrole se trouvaient à fleur du sol en abondance, ils iront chercher leur carbone sur les panneaux solaires, sous les moulins à vent, des décharges publiques et pourquoi pas des excréments indous. Aucune autre source d’énergie n’égalera la magnificence de la flamme bleue du gaz naturel.
    L’Europe dépendra toujours du gaz naturel L’Europe du gaz regroupe 25 pays qui consomment environ 480 milliards de m3, soit 19 % du marché mondial. Mais l’Europe importe plus de la moitié de sa consommation, laquelle progresse de 5% par an. Ses principaux fournisseurs sont la Russie, la Norvège et l’Algérie, puis le Nigeria, le Qatar et l’Égypte. Le 1/4 du gaz consommé dans l’Union Européenne provient de Russie dont l’exportation est assurée tant mieux que mal par un seul acteur, Gazprom. En 2020, l’Union Européenne sera dépendante totalement de l’importation du gaz naturel et liquéfié (GNL). L’Amérique du Nord n’a pas encore le monopole du gaz non conventionnel, mais déjà l’excitation gagne l’Europe, suite à la découverte de plusieurs gisements de gaz de schistes. L’Europe déclare avoir dénombré quelques gisements pouvant contenir environ 850 Gm3 de réserves, dans des réservoirs éparpillés et discontinus bien loin des structures géantes américaines ou leur exploitation deviendra excessivement chère.
    L’Europe n’a pas assez ou presque pas de gaz non conventionnel, mais possède l’atout de se faire approvisionner en gaz conventionnel par voie terrestre (gazoducs transméditerranéens) et par cargaison de GNL. Ses fournisseurs traditionnels sont, l’Algérie, la Norvège et la Russie. En 2008, 25 % du gaz consommé dans l’Union européenne provenait de Russie avec des risques de coupure en plein hivers, donc le marché russe reste menaçant et 10 % assuré par l’’Algérie (celui-ci est plus rassurant) et 15 % du gaz étaient issus d’importations de diverses provenances. Les projets de terminaux foisonnent en Europe. Le plus grand est entré en service en octobre à South Hook, au Royaume-Uni. Il traitera 21 Gm3/an de gaz qatari à partir de 2010. La France détient une capacité d’importation de GNL d’environ 25 Gm3/an, via les terminaux de Fos Tonkin, de Montoir-de-Bretagne et de Fos-Cavaou, ce dernier fonctionnant à 20 % de sa capacité. Deux autres projets, emmenés respectivement par EdF à Dunkerque et Poweo au Havre, permettraient de doubler cette capacité à 50 Gm3/an à l’horizon 2020. Mais ces projets se heurtent à une forte opposition locale. 4Gas, qui voulait construire un terminal dans la zone portuaire de Bordeaux, s’est retirée par faute de moyens financiers. Des experts écologistes optent pour les installations flottantes de regazéification, amarrées à 50 km des côtes, sont-elles la solution d’avenir ? GDF Suez y croit et prévoit un tel projet, appelé Triton, au large de l’Italie. Le marché du GNL en Europe est florissant.
    Total et GdF Suez sont les deux grands groupes français présents sur la scène gazière. Si Total se trouve sur tous les grands sites amont de la planète, GdF Suez est concentré sur l’Europe. Mais le déclin des ressources en mer du Nord le pousse à diversifier son portefeuille. En juin, GdF Suez a rejoint Total sur
    En octobre, les deux groupes se sont associés pour mettre la main sur 25 % du champ kazakh de Khvalynskoye, en mer Caspienne. Total (17 %) et GdF Suez (8 %) se trouvent ainsi partenaires de Lukoil (50 %) et KazMunaiGas (25 %). Et EdF ? L’électricien reste discret. Il détient 3 Gm3 de réserves en mer du Nord via sa filiale italienne Edison, qui a produit environ 1 Gm3 en 2008. Sa production doublerait d’ici à 2013 suite à l’achat début 2009 du permis égyptien d’Abu Qir. Mais le PDG d’EdF, Henri Proglio, envisagerait à demi-mots de se séparer d’Edison. Pour 2009, Cedigaz prévoit un recul de 10% à 15% des échanges par gazoducs. Outre la contraction des échanges intra-CEI (estimée à 60 Gm3 en 2009), ces échanges se sont réduits fortement entre l’Europe et ses principaux fournisseurs (Algérie, Russie, Pays Bas) mais aussi entre le Canada et les Etats-Unis, la Bolivie et le Brésil, le Myanmar et la Thaïlande. “Dans ces conditions, l’Europe a-t-elle besoin de trois nouveaux gazoducs : Nord Stream, South Stream et Nabucco (se référer aux articles de Y.Mérabet sur le Quotidien D’Oran ‘ La guerre du gaz’ ) et qui s’engagera aujourd’hui pour financer de tels projets ?”, s’interrogent les experts.
    Pour la filière gaz, l’embellissement ne viendra pas plus du côté du gaz naturel liquéfié (GNL). En effet, dès 2008 les volumes de gaz transportés par méthaniers ont fléchi (-0,2%), à cause de la forte contraction des importations américaines de GNL qui n’ont représenté que 18,3% du commerce GNL mondial. Or, le repositionnement vers le gaz non-conventionnel qui s’opère aux Etats-Unis au détriment du GNL, n’en a pas fini de modifier la temporairement la donne, tant sur le marché américain qu’au plan mondial. Autre source d’inquiétude : la mise sur le marché de capacités additionnelles de liquéfaction (57 Gm3) et de regazéification (260 Gm3) entre 2009 et 2013. Ces surcapacités conduiront à des taux d’utilisation très faibles des terminaux d’importation GNL. Résultat : dans les prochaines années l’offre de GNL surpassera fortement la demande gazière globale, avec pour conséquence une pression accrue sur les prix. Une demande globale qui, selon Cedigaz, devrait reculer de 5% à 6,5% en 2009. La mise sur le marché d’une offre disponible supérieure de 100 Gm3 ces deux dernières années, combinée à une forte réduction de la demande, rallongera jusqu’à 2015-2016 la période actuelle de bulle gazière.
    Dans ce contexte, les stockages de gaz naturel apparaissent plus que jamais comme un outil de régulation indispensable pour contrecarrer partiellement les déséquilibres du marché. La crise économique a provoqué des bouleversements sur l’évolution des prix avec comme conséquence principale une déconnexion prononcée entre les prix du gaz et les prix du pétrole, liée à la progression de production de gaz non conventionnel aux Etats-Unis et à la surabondance de l’offre de GNL. Cette nouvelle configuration des prix n’apparaît pas soutenable à terme et suscite des questions relatives à l’indexation des prix du gaz aux prix du pétrole dans les contrats long terme en Europe et en Asie. Pour cela, dans le cadre d’une politique énergétique européenne qui reste à construire, elle doit se désengager de la contrainte Russo-ukrainienne et donner plus de poids aux approvisionnements de GNL en développant les stations de regazéification et de stockage sur ses côtes. Près de 40 projets de terminaux de regazéification du GNL verront le jour ces dernières années
    L’essor du GNL sera t-il compromit par les gaz non conventionnels ? La production nord-américaine de gaz est purement locale, mais elle ne peut répondre à la croissance de la consommation. L’émergence récente du gaz non conventionnel aux Etats-Unis modifie la donne, notamment la création d’un marché mondial du GNL qui semblait acquise. Depuis 1985, la production gazière a diminué régulièrement aux Etats-Unis mais la demande était couverte par les importations en provenance du Canada. Puis le plafonnement des exportations canadiennes a généré un boom du GNL. Mais, parallèlement, “la flambée des prix du gaz aux USA et les progrès techniques ont conduit à une croissance forte de la production des gaz non conventionnels”, souligne Olivier Appert, le président de l’IFP. Au point que la production de ces derniers (c’est-à-dire gaz de houille, gaz de schistes et “shale gas”, moins chers à produire, dépasse aujourd’hui celle du gaz conventionnel : leur part dans l’approvisionnement en gaz passant de 39 % en 2007 à 44 % en 2008 ! Cette nouvelle donne aura un impact non négligeable sur le marché américain comme sur le marché mondial. Aux Etats-Unis tout d’abord, où les perspectives d’avenir du GNL s’assombrissent : le Department of Energy a revu à la baisse sa prévisions de demande de GNL de plus de 60 % à l’horizon en 2020; d’où le gel voire l’abandon de plusieurs projets de regazéification. Au plan mondial ensuite, la forte décrue des importations américaines a , non seulement, pesé sur les ventes “spot” de GNL en 2008 (en recul de 9,2%) mais elle a aussi eu pour effet, par un jeu de bascule, de donner un avantage compétitif au GNL dans le bassin atlantique. Dans cette zone, la hausse des importations (entre 10 et 15 Gm3 prévus en 2009) devrait compenser la forte contraction des volumes importés dans les trois principaux marchés asiatiques Japon, Corée du Sud et Taïwan qui, de janvier à septembre 2009 ont enregistré des baisses respectives de 8,2% ; 13,9% et 12,5%. En effet, la production de gaz de schiste a contribué à une certaine surabondance de gaz sur le marché américain seulement. En fait, la production de gaz s’est maintenue, même si le nombre de puits forés a chuté de 50% par rapport à l’année 2008. Les données hebdomadaires de la « Energy Information Administration » révèlent que les stocks de gaz souterrains se sont remplis inhabituellement trop vite, et devraient atteindre leur pleine capacité avant la fin de la saison (le 21 août 2009). L’activité des forages horizontaux continue d’augmenter dans les prolifiques formations de gaz shales « Marcellus et Haynesville », malgré la baisse des forages dans le reste des Etats-Unis. Autre préoccupation : les spéculations relatives à l’arrivée d’une nouvelle vague de GNL à la fin de cet été (2009), qui exacerbera la situation de surabondance (oversupply). Certains experts de la Barclays estiment que cette situation risque de durer sur le marché du gaz naturel nord-américain.
    Conclusion Le gaz naturel va devenir la première ressource d’énergie primaire au monde en raison de sa disponibilité, de son prix, de la multiplicité des moyens d’approvisionnements et surtout de la contrainte climatique qui va condamner progressivement l’usage du charbon et certainement les gaz non conventionnels.
    Les liquides de gaz naturel (LGN) sont les hydrocarbures les plus lourds (éthane, propane, butane et pentane)
    Arch. ASFIR et Cedi gaz,
    Expert en énergie

  2. Abramhs dit :

    ENERGIE
    Le nouveau Lobby “technologique” du captage et du stockage du CO2 Par: Y.Mérabet
    Au fait, le captage et le stockage du CO2 désignent une succession de procédés technologiques consistant à capter le dioxyde de carbone (CO2) présent dans les gaz rejetés par l’industrie, à le transporter et à l’injecter dans des formations géologiques. Les méthodes de séquestration sont loin d’avoir fait leur preuve sur le long terme et ce n’est qu’un prétexte pour la naissance de nouveau lobby “technologique”, après le lobby pétrolier qui contrôle toutes les nos réserves pétrolières, ce véritable coupable de la libération massive du CO2 dans l’atmosphère.
    La mission principale du captage et stockage du CO2 (CSC) est la réduction des émissions de CO2 dues à la combustion de l’énergie fossile à des fins industrielles en premier lieu le charbon et le pétrole et les gaz conventionnels et non conventionnels. Selon le degré de respect de la règlementation de la lutte contre le réchauffement climatique par les Etats, il pourrait être dans les autres secteurs de l’industrie, qui émettent beaucoup de CO2 comme la cimenterie, le raffinage, la sidérurgie, la pétrochimie, la transformation du pétrole et du gaz, etc. Une fois capté, le CO2 est transporté vers une formation géologique adaptée, dans laquelle il sera injecté afin de l’isoler à court terme de l’atmosphère. Les conséquences des modifications de la biomasse sont actuellement imprévisibles, car les processus bio-réactionnels ont étés peu étudiés dans les conditions correspondant à celle d’un stockage de gaz acides. Cette capture et ce stockage du CO2 à la manière ‘hypocrite’ dans un réservoir naturel, ne se passera pas sans conséquences graves dans le moyen et long terme, car cette pratique est une source de fort déséquilibre thermodynamique (du coté mécanique), mais aussi peut perturber le fonctionnement biologique dans le réservoir. Du coté écologie et lutte contre le réchauffement climatique, il est certain que cette ‘technologie laboratoire’ et loin de servir cette lutte, bien au contraire dans le long terme il faudrait s’attendre à des transformations imprévisibles dangereuses de l’écorce terrestre. La consommation de l’énergie fossile nécessaire au maintient du niveau de développement des pays fortement industrialisés et à l’accroissement du niveau de vie celui des pays émergeants, s’accompagnera par des émissions croissantes de rejets du CO2 dans l’atmosphère, qu’il faudrait le ‘cacher’ sous terre, au même titre que les déchets nucléaires. Cette pratique insolente pour le mépris de notre terre, nous rappelle celle ‘d’un homme malade qui cache ses crachats sous son lit’. A cet effet, nous exprimons nos craintes sur l’invocation de la possibilité de séquestration qui pourrait conduire certains Etats à ne pas s’adopter à ce nouveau comportement mondial de réduction du niveau de la consommation ou à ne pas soutenir des politiques énergiques en la matière, ainsi que le reste des résolutions sur la question du réchauffement climatique. Il y a également accord sur le fait que la séquestration, certes ‘ incontournable’ pour les pilleurs de la planète, sera chère et posera des problèmes d’environnement, elle restera qu’un moyen. « curatif » contre les émissions et une façon de tromper les écologistes. D’autres moyens que la nature a développés pour absorber le surplus du CO2 de l’atmosphère sont plus humains et justes, comme la reforestation par exemple. Cela semble beaucoup moins absurde de planter des arbres que d’aller enterrer du CO2 sous terre, comme si la croute terrestre n’appartient plus à la terre! Quand on sait que le coût d’une (1) tonne de CO2 dégagé dans l’atmosphère fait des dégâts évalués à plus de 2000 $ et que des milliers, sinon des millions d’Ha de nos forêts ont été détruites ou brulés, sachant qu’une superficie de 300 Km2 peut absorber 1 000 000 de tonnes de C02 en plus de ses innombrables effets bénéfiques pour l’homme et la nature. Il serait quand même utile de replanter des arbres partout et là ou on le peut. La forêt reste le seul moyen pour absorber définitivement les rejets délibérés du C02 que l’homme méchant fait jaillir de la terre. Certes le combat contre le réchauffement climatique est du long terme, que les pauvres doivent mener contre les riches, car ils ont besoin de vivre, mais viendra le jour ou nos enfants verront les effets, ils nous salueront d’avoir redonné vie à leur planète et oublieront notre malédiction. Les méthodes de séquestration sont loin d’avoir fait leur preuve sur le long terme et on n’y voit qu’un prétexte pour la naissance de nouveaux lobbies “technologiques” et des Etats corrompus : après le règne du lobby pétrolier sur la planète, voilà les véritables coupables de la libération massive du CO2 dans l’atmosphère depuis le siècle dernier.
    La séquestration du C02, une bombe à retardement
    Quand au stockage du CO2, les plantes font cela très bien depuis des millions d’années (c’est grâce à cela entre autre que le pétrole est apparu sur terre puisqu’il est issu par la transformation des plantes sous l’effet de la pression et de la température dans l’écorce terrestre, lors des mouvements tectoniques des plaques; ça prend quelques millions d’année, c’est bien pour cela qu’on ne parle pas de renouvelable, du moins à l’échelle humaine…). Des exemples naturels laissent penser que la séquestration longue durée est possible, mais non sans risques : certains gisements de gaz naturel contiennent une proportion importante de CO2, conservé sous pression depuis des millions d’années. Néanmoins, des fuites naturelles existent, parfois mortellement brutales comme dans le lac Monoun (1984) ou dans le Lac Nyos où l’émission soudaine d’une énorme “bulle” de CO2 a en 1986 tué 1700 personnes et des milliers d’animaux. Dans le cadre du Protocole de Ky?to, les entreprises séquestrant le carbone éviteraient des taxes et pourraient vendre leurs droits d’émission, tout en pouvant bénéficier de subventions et programmes de recherches, un règlement ne concernant plus les pays pauvres. D’une manière ou d’une autre, personne n’est capable d’affirmer que le carbone aujourd’hui présent sous forme de charbon dans le sous-sol ne se retrouvera pas demain dans l’atmosphère sous forme de CO2, participant ainsi à l’effet de serre. Le stockage géologique du CO2 est la seule façon de s’assurer, sans hypothèse hasardeuse sur l’action de l’homme dans des siècles, que ce carbone ne participera pas au réchauffement climatique. En 2006, le géologue américain Youcef Kharaka lança le message suivant à propos du stockage géologique du CO2 : quand on injecte du CO2 dans un aquifère profond, il déclenche une cascade de réactions chimiques qui pourraient mettre en cause l’étanchéité du stockage. Une alerte reprise par plusieurs articles de presse et sur le Net.
    A l’origine de l’annonce de Youssef Kharaka, une expérience d’injection de CO2 dans le sous-sol. Menée sur le site de Frio, dans le golfe du Texas, elle s’est déroulée en octobre 2004. Les scientifiques ont injecté 1 600 tonnes de gaz carbonique dans un puits creusé à 1 500 mètres de profondeur. Là, se trouve une couche de grès, perméable, poreuse, chargée en saumure. Puis ils ont mesuré, grâce à un puits d’observation distant de 30 mètres et par des prélèvements d’échantillons, les conséquences géochimiques de l’opération. En injectant ainsi du gaz carbonique, la saumure a baissé son pH drastiquement de plus de 6 aux environs de 3. Cette acidification brutale contribue à une dissolution rapide de minéraux carbonatés et au largage d’ions métalliques ainsi que de molécules organiques. Kharaka se posa la question : est ce que ces transformations géochimiques vont-elles se traduire par la «formation de chemins vers la surface», permettant ainsi le retour du CO2 à l’atmosphère ? Les métaux et composants organiques toxiques mobilisés peuvent-ils se retrouver ailleurs, dans des nappes d’eau utilisées ? Au final, faut-il abandonner l’idée du stockage géologique? La séquestration du CO2 intéresse un grand nombre de chercheurs et de décideurs, ainsi que le public, mais ne semble pas être une solution disponible à court terme ni opérationnelle à grande échelle à moyen terme. Des expérimentations sont en cours et une dizaine de projets d’envergure industrielle pourraient être opérationnels en 2010, mais ils resteront insignifiants par rapport aux émissions mondiales d’environ 25 milliards de tonnes/an de CO2. Pour séquestrer rien que 10% de ces émissions, il faudrait environ un millier projets de grande envergure, et plusieurs centaines de sites sécurisés, ainsi que des milliers de kilomètres de pipe-line pour enfin de ne rien faire avec ce CO2.
    Actuellement, des institutions comme Sonatrach, BP, Statoil, l’UE, ou encore le département US de l’énergie, ont contribué au financement du projet pour suivre le comportement des gaz dans le sous-sol à In Salah, utilisant le réchauffement climatique comme prétexte, leur intérêt c’est de faire du business, que du business. L’Algérie est utilisée par le lobby ‘technologique’ du CSG comme tremplin pour accéder aux futurs gros marchés de carbone des pays de l’OPEP, qui se chiffre à plusieurs milliards de dollars. L’AIE (L’Agence Internationale de l’Energie), un instrument du lobby pétrolier mondial et des superpuissances économiques vient de saluer la réalisation du laboratoire de séquestration du CO2 de In-Salah par Sonatrach et encourage les autres pays de l’OPEP à suivre cet exemple, voilà les prémices d’une collaboration douteuse. Ceux qui est derrière le CSC sont déjà connus, les ministres corrompus des Etats du Sud, l’Agence Internationale de L’Energie, et en fin le lobby ‘technologique’. Ce n’est plus le réchauffement climatique qui les intéresse, mais le réchauffement de leur portefeuille. De nouvelles évolutions (notamment en ce qui concerne le stockage) seront nécessaires et plusieurs obstacles devront être surmontés pour que la CSC devienne une technique de réduction déguisée des émissions de CO2 à part entière. De nombreux projets pilotes sont développés à différents stades dans le monde entier. Sonatrach est la première compagnie nationale de l’OPEP et des pays du Sud qui controverse les principes fondamentaux de la lutte contre le réchauffement climatique en tendant la main au lobby ‘technologique’. Selon l’AIE, la technique du CSC pourrait être mise en place d’ici 2015 à plus grande échelle si ces projets pilotes obtiennent de bons résultats, voilà que l’enjeu des CSG qui se confirme après le sommet se confirme ?
    Conclusion L’existence de conflits d’intérêts entre deux agences de l’ONU, l’Agence Internationale pour l’Énergie Atomique, dont l’objectif principal est la promotion des centrales nucléaires dans le monde. L’Agence Internationale de l’Energie désinforme la réalité et communique des chiffres gonflés sur les réserves pétrolières et gazières pour rabaisser les prix du baril au profit de l’approvisionnement des superpuissances grandes dévoreuses d’énergie Des voix s’élèvent au sein des ONG et des commissions contre les lobbies, mais cela ne suffit pas encore à les faire trembler.
    Les scientifiques qui osent, preuves à l’appui, se positionner contre les thèses officielles sont méprisés et décrédibilisés, ceux qui persistent voient leur carrière brisée, s’ils ne terminent pas en prison.

    N.B Le Dr. Vasco du Lawrence Berkeley National Laboratory fait des recherches sur les déformations de la surface du sol suite à l’injection de CO2 à In Salah dans le Sahara algérien. Un million de tonnes de gaz sont injectées par an à environ 2 km de profondeur. L’interférométrie radar a permis d’observer une élévation de la surface du sol de de 5mm par an sur des kilomètres…

    Expert en énergie (Algérian Society For International Relations)

  3. ZINO dit :

    El-Watan

    La reforestation, seule alternative pour lutter contre l’effet de serre

    C’est bien l’homme civilisé qui a détruit le fonctionnement parfait de la nature en perturbant le cycle de transformation du dioxyde de carbone (C02) en carbone (c) et en oxygène (0) et vice versa. La nature panse elle-même ses blessures, alors plus de C02 dans l’atmosphère promet donc un monde plus vert et des rendements agricoles meilleurs, ce qui devrait réjouir ceux qui s’inquiètent des problèmes de faim dans le monde.

    Entre 1835 et 1923, la France a détruit en Algérie plus de 12 millions d’hectares de forêts milliaires, cet énorme poumon pouvait recycler pas moins de 40 milliards de tonnes de C02 chaque année, soit équivalent du 1/5e du volume total des rejets mondiaux actuel de 200 milliards de tonnes. La forêt est le principal moyen de la planète pour diminuer le C02. La déforestation est responsable d’une incapacité croissante de la terre à diminuer le C02 dans l’atmosphère. L’Amazonie, poumon de la planète ; le Sud-Est asiatique avec ses bois précieux, l’Afrique noire de par sa nature sauvage sont pillés, dévastés, au profit des pays riches dévoreurs d’énergie. Ces gens-là mettent notre planète en péril et nous tuent.

    Au-delà du C02, dans la déforestation, il y a surtout les populations locales qui vivent de la forêt et sont dépossédées de ce que les pays dits civilisés ont, mais leur histoire, leurs traditions et leur vie sont rattachées à la nature plus forte et authentique que sur un bout de papier. Avec les photos satellites, on sait qui fait quoi ! Alors, à Copenhague, on aurait dû prendre des résolutions contraignantes, que l’ONU pourrait valider et appliquer aux ces pays coupables du réchauffement climatique. Pourquoi alors ce sont ces mêmes voleurs qui crient au loup face à l’augmentation du C02 ?

    Tout petits et dès que nous avons ouvert nos yeux sur Dame Nature, nous avons appris que le C02 est le gaz capté par les plantes par photosynthèse pour assurer leur croissance, un produit nécessaire pour l’accroissement des plantes. Les plantes, et principalement les arbres, absorbent beaucoup de C02 au cours de leur croissance. Elles stockent le carbone dans la biomasse et rejettent l’oxygène dans l’atmosphère, agissant comme un puits de carbone. La dégradation ou la combustion, de la biomasse produit et libère à nouveau du C02. Lorsqu’une forêt émet plus de C02 qu’elle n’en absorbe, elle devient une source de C02. Il y a des millions d’années, les agents énergétiques fossiles fonctionnaient comme des puits de carbone.

    Constitués de biomasse, ils se sont ensuite transformés en charbon, pétrole et gaz naturel avant d’être isolés sous forme de charbon dans le sous-sol. L’exploitation intensive par l’homme a libéré en peu de temps le carbone stocké dans les agents énergétiques fossiles, ce qui s’est répercuté sur le cycle du C02, d’où une augmentation de la concentration de C02 dans l’atmosphère et de l’effet de serre naturel. Mais les niveaux actuels de C02 atmosphériques sont-ils les meilleurs pour favoriser la pousse des plantes ? Une logique de la science et de la nature détournée par les gouvernements incrédules, corrompus au profit des intérêts strictement économiques et politiques.

    L’agriculture ou les forêts se porteraient-elles mieux ou moins bien si, toutes choses égales par ailleurs, les taux de C02 atmosphériques venaient à augmenter ? Le phénomène est documenté depuis longtemps par une abondante recherche, car le milieu agricole est depuis sensible à ces questions. Et la conclusion est absolument sans appel : plus de C02 implique une meilleure pousse des végétaux et un meilleur rendement de l’agriculture. Toutes ces explications sont largement suffisantes pour convaincre les gouvernements du Sud qui ne croient plus aux sciences naturelles, à son élite, mais se sont fait arnaquer par des pseudo-scientifiques européens qui travaillent pour le « lobby du captage du C02 ».

    Protocole de Kyoto relatif au reboisement:
    Selon l’art. 3.3 du Protocole de Kyoto, les changements dans les stocks de carbone dûs à des reboisement ou à des défrichements doivent impérativement être notifiés. Reboisements Les reboisements constituent des puits de carbone. Leur effet est comptabilisé sur la période allant de 2008 à 2012, s’ils ont été effectués à partir de 1990. La preuve du reboisement des surfaces doit être apportée. L’augmentation de l’aire forestière à partir de 1990 est en grande partie imputable au reboisement naturel des terres agricoles abandonnées. Ces terres conquises par les forêts ne sont pas considérées comme des reboisements au sens du Protocole de Kyoto, parce qu’elles ne résultent pas directement de l’activité humaine.

    Défrichements
    Les défrichements sont considérés comme des sources de carbone parce que la biomasse d’une partie de la forêt est définitivement supprimée. Ils doivent également être pris en compte s’ils ont été faits après 1990. Il faut tenir un compte exact des surfaces défrichées. L’élément déterminant est la libération de C02 au cours de la période allant de 2008 à 2012. Aussi, les déboisements comptant le plus sont ceux effectués au cours de cette période. Lors de défrichements, on enlève généralement de vieux peuplements dont le stock de carbone est important, ce qui a pour effet de libérer à nouveau le C02 qui avait été extrait de l’atmosphère au cours de toute la durée de vie de ces arbres.

    En revanche, s’agissant des reboisements, l’absorption de C02 est uniquement prise en compte pendant les cinq ans allant de 2008 à 2012, raison pour laquelle le reboisement d’une surface équivalente ne compense pas de loin la perte de C02 induite par un défrichement. De plus, tous les défrichements ne sont pas compensés par un reboisement, étant donné que des mesures de protection de la nature et du paysage sont autorisées en lieu et place des compensations en nature. De ce fait, la superficie des surfaces reboisées chaque année est en général inférieure à celle des surfaces défrichées. C’est pourquoi l’absorption de C02 dans les conditions définies à l’article 3.3 du Protocole de Kyoto ne représente qu’une faible quantité.
    Exploitation forestière

    Les pays peuvent choisir de prendre en compte l’effet de stockage du C02 de l’exploitation forestière de 2008 à 2012 pour des surfaces exploitées d’une quelconque manière depuis 1990. La Conférence sur le climat a fixé en 2001 une valeur maximale pour chaque pays. Lors de la comptabilisation de ces surfaces, il y a lieu de rendre compte des changements subis par les stocks dans les plantes, le bois mort et le sol. Un pays qui comptabilise l’exploitation forestière pour la période allant de 2008 à 2012 a l’obligation de continuer à le faire à l’avenir, même au cas où l’exploitation forestière deviendrait une source de carbone. A la dernière conférence de Copenhague, le sujet de la déforestation n’a été abordé que partiellement. La reprise des travaux du barrage vert, abandonné à présent par les autorités algériennes, serait d’un atout considérable pour l’adoucissement de notre climat et permettra aussi le recyclage de quelques millions de mètres cubes de C02.

    Y. M. : Expert en énergie Algerian Society For International Relations

    Par Y. Merabet

  4. Ait Allah dit :

    Sonatrach vient de fermer le centre d’enfouissement de Kréchba (In-Salah) suite à l’article de Y.mérabet sur “le matin”

    Sonatrach mise sur des projets “aveugles” pour blanchir la rente
    Mots clés : algerie, Sonatrach, rente, Opep, Enfouissement, CO2, Kyoto
    Par Le Matin DZ | 04/08/2012
    Enfouir du C02 dans le sous-sol saharien, est un mépris contre la nature et la population saharienne.

    Unité de Sonatrach
    Un double crime, économique et écologique
    L’enfouissement d’une tonne de C02 coûte 15 dollars à Sonatrach, chaque année, un million de tonnes de dioxyde de carbone sont enfouies dans le sous-sol saharien, sous le prétexte de lutter contre le réchauffement planétaire et de hisser l’Algérie au premier de championne du monde dans la préservation de l’environnement. Une somme colossale est dépensée inconsciemment par la Sonatrach pour enfouir le dioxyde de carbone (CO2) récupéré des installations de traitement du gaz naturel du gisement gazier d’In-Salah. Pas plus de 69 milliards de dollars seront nécessaires pour séquestrer et enfouir la totalité du dioxyde de carbone (CO2) rejeté par l’industrie pétro-gazière algérienne, dont 270 millions de dollars doivent être dépensés annuellement pour suivre cette opération, c’est le programme qu’a retenu le nouveau ministre de l’Energie et des Mines et ses compagnons pour lutter contre le réchauffement climatique.
    La mission de Sonatrach est claire en ce sens, c’est de s’occuper de la recherche, de la production, du transport et de la commercialisation des hydrocarbures pas plus. La lutte contre le réchauffement climatique et les projets lui afférant relèvent du ministère de l’Environnement et de l’aménagement du territoire, pas moins.
    Un laboratoire d’observation pour l’enfouissement du CO2 a été créé à Kréchba (In-Salah) par la Sonatrach, assisté par le lobby pétrolier mondial et l’Agence Internationale de l’Energie, pour en faire de ce centre algérien un modèle à suivre, qui attirera les pays de l’OPEP, à investir leur surplus pétrolier dans des futilités. Cet enjeu et cette stratégie satanique est un moyen utilisé par le lobby mondial du pétrole dans le but de détruire les économies pétrolières des pays du Sud, en leur faisant dépenser le surplus pétrolier dans des projets “bidon”, comme celui de Kréchba . Cette stratégie a pour finalité de réduire la croissance économique des pays exportateurs de pétrole et d’alléger leur poids qui pèse sur l’économie mondiale.
    Quelle horreur, crient les scientifiques algériens, “Sonatrach nous empoisonne, elle met en péril notre précieuse eau du Sahara et investit dans les catastrophes naturelles, si ce n’est pas un mépris contre l’homme et la nature”. Qu’elle banque aura-t-elle l’audace de financer des “projets aveugles” qui se sont dans l’impossibilité de rembourser leurs créances, alors là, on doute si ce n’est pas une complaisance qui convoite le blanchissement de la rente pétrolière par Sonatrach.
    D’autres solutions existent
    Enfouir du C02 dans le sous-sol saharien, est un mépris contre la nature et la population saharienne. Le gaz extrait à Krechba (Sud de l’Algérie), ainsi que celui de Rhoude Nouss ont une teneur en CO2 trop élevée (6% en moyenne) dépassant les normes de commercialisation (seuil maximum de 0,3%), une opération d’extraction du C02 devient nécessaire, elle se fait au niveau des modules de séparation. En générale après cette opération, le gaz naturel purifié est mis en vente, tandis que le C02 est séquestré pour être utilisé comme fluide moteur dans les gisements ‘hydrocarbures ou tout simplement stocké dans des nappes sous-terraines aquifères.
    Cette dernière n’est qu’une solution hypocrite, elle ne fait que disparaître provisoirement et dangereusement dans le sol ce gaz nuisible à effet de serre, sous le risque majeur de provoquer des catastrophes sous-terraines. Stocker du CO2 dans des nappes aquifères est intolérable pour un pays déficitaire, pour un pays qui souffre de manque d’eau. Une solution définitive et moins agressive, qui permettait de domestiquer ce gaz à effet de serre (CO2) et de l’utiliser à des fins industrielles pour produire du méthane (CH4) des anciennes mines désaffectées avait été proposée au ministère de l’Energie et des Mines en 2003, aucune suite n’a été réservée à cette proposition. Cette solution consistait à collecter par pipeline le CO2, provenant des différents sites et champs pétro-gaziers du Sud, et l’acheminer jusqu’à la mine de charbon désaffectée de Kénadza (wilaya de Colomb-Béchar) où il est injecté à l’intérieur pour être stocker et produire en même temps du méthane (CH4). Voilà! Un projet ambitieux plein de richesses, qui allait créer une importante activité économique dans la Saoura et croître la croissance économique de la région, et enfin résoudre définitivement cet épineux problème d’émission du CO2.
    A Kréchba, une fois “purifié”, le gaz est acheminé par un pipeline vers Hassi R’mel, distant à 450 km au Nord, d’où il sera commercialisé. Le CO2, quant à lui, après avoir été comprimé à 180 bars, est envoyé dans une réserve d’eau souterraine à 2 kilomètres de profondeur, située à la périphérie de la zone d’extraction du gaz du gisement d’In-Salah. Le dioxyde de carbone (CO2) est mélangé à des produits chimiques nocifs contaminant l’eau de la nappe, d’où le risque d’empoisonnement de la population.
    Le site de Kréchba est exposé aux risques majeurs suivants
    Le risque d’échappement brutal dans l’atmosphère. Cela peut arriver, par exemple, s’il y a une grosse brèche dans une canalisation de transport. À très haute dose, le CO2 est toxique, comme lors de l’accident du lac Nyos au Cameroun qui a entraîné la mort subite de 3000 personnes.
    Le risque de pollution des nappes d’eau potable
    Dans notre cas le CO2 est mélangé à des additifs le rendant plus nocifs encore. D’autre part le CO2 n’est pas un polluant en soi, mais il a des effets chimiques sur le milieu, notamment l’acidification, qui peut provoquer la dissolution de métaux présents dans le sous-sol et leur transfert dans l’eau. Ces modifications chimiques au niveau des aquifères profonds peuvent influencer la qualité des nappes d’eau moins profondes dont certaines sont potables. Les autres risques d’origine géologiques: Une fissuration des aquifères liée à l’augmentation de pression en injectant le CO2, ou à un accident naturel de la croute terrestre l’étanchéité du confinement en laissant échapper le gaz ; ou encore le risque sismique. Alors pourquoi payons ces risques au prix fort?
    Kréchba est un laboratoire de marketing, au service du lobby pétrolier mondial
    Le centre d’enfouissement pilote de Kréchba (In-Salah) a été créé en partenariat entre la société britannique BP, l’algérienne Sonatrach et le Norvégien StatoilHydro sous l’initiative de l’Agence internationale de l’Energie (AIE) est un centre d’observation scientifique travaillant pour le compte des grand laboratoires géophysiques étrangers. Dans ce contexte, In Salah fait partie des deux ou trois projets dans le monde qui utilisent l’enfouissement de CO2 dans le sous-sol, pour des raisons différentes que ceux de Kréchba. “Le monde industriel est en train de regarder ce qui se passe dans le sous-sol de ce site pour pouvoir généraliser cette technique dans les cas où elle peut être appliquée”, a indiqué le président de “In Salah Gaz”, lors d’un interview.
    L’Algérie est-elle devenue un laboratoire à ciel ouvert des innovations douteuses ? Douteuses mais aussi dangereuses. le Dr. Vasco du Lawrence Berkeley National Laboratory a fait des recherches sur les déformations de la surface du sol suite à l’injection de C02 à In Salah dans le Sahara algérien, ou un million de tonnes de gaz sont injectées par an à environ 2 km de profondeur. L’interférométrie radar a permis d’observer une élévation de la surface du sol de 5 mm par an sur des kilomètres…’
    Le centre d’enfouissement de Kréchba est classé à l’échelle mondiale comme un établissement à risques d’accidents majeurs. Cette catégorie d’installation devrait être soumise à autorisation avec servitudes préalables d’utilité publique pour la maîtrise de l’urbanisation, elle inclut les installations dites “seuil haut”. Le stockage du dioxyde de carbone (CO2), prôné par nombre d’experts pour lutter contre le réchauffement climatique, est jugé hasardeux par des géophysiciens en raison du risque élevé de déclencher des séismes, ou l’échappement instantané du CO2 séquestré, s’acheminant par les fissures accidentelles, jusqu’à la surface de la terre.
    L’accélération du déploiement de cette technologie incertaine chez son concepteur est bel et bien dans les cartons, chez nous, encore on continue l’applaudir.
    Les scientifiques estiment, “qu’il y a une forte probabilité que des tremblements de terre soient déclenchés par l’injection de vastes volumes de CO2 dans les roches fragiles” le plus souvent trouvées dans la croûte terrestre. “Dans la mesure où même des séismes de petite ou moyenne puissance peuvent compromettre l’étanchéité des poches géologiques contenant le CO2 séquestré, nous pensons que, dans ce contexte, stocker de très grands volumes de ce gaz constitue une stratégie risquée, cette stratégie pour réduire de façon importante les émissions de gaz à effet de serre serait probablement un échec”, insistent les scientifiques de l’académie américaine des sciences (PNAS).
    Les signataires du protocole de Kyoto accordent la priorité à la croissance économique des pays, sauf l’Algérie.
    Les émissions de CO2 dans la nature par l’industrie et les installations pétro-gazière algériennes ne représentent que 1,1 % de la totalité des rejets de C02 en atmosphère dans le monde; une part très insignifiante, pour que les responsables de Sonatrach puissent hypothéquer l’économie algérienne. L’Algérie ayant signé et ratifié le protocole de Kyoto de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, elle est devenue membre à part entière depuis le 16 février 2005. Le traité fixe un objectif de réduction des émissions de 5,2% en moyenne entre 2008 et 2012 par rapport aux niveaux de 1990 concernant 6 gaz à effet de serre, dont le CO2.
    Le traité prévoit différents mécanismes de flexibilité dont les permis d’émission qui permettent de vendre ou d’acheter des droits à émettre entre pays industrialisés. L’Algérie n’est pas concernée par ces droits, et ne perçoit pas la “taxe carbone” pour ses efforts déployés pour réduire l’effet de serre, notamment pour son le centre d’enfouissement du CO2 à Kréchba. Pour la majorité des pays en développement et en particulier pour des pays comme la Chine ou l’Inde, le changement climatique n’est pas une priorité comparé aux autres enjeux du développement. Ils pensent que les pays développés doivent agir en priorité car ceux-ci ont une responsabilité historique sur l’augmentation actuelle des concentrations de gaz à effet de serre.
    De plus, ils considèrent l’augmentation de leurs émissions par tête comme une conséquence inéluctable de leur développement. L’exemple des États-Unis, les plus grands pollueurs de la planète refusent de ratifier le protocole en l’état. Ils souhaitent associer les pays dits émergents comme l’Inde, le Brésil, l’Indonésie, la Chine, le Mexique ou la Corée du Sud, mais ces derniers craignent que tout effort n’entrave leur croissance économique. Les pays de l’OPEP, surtout l’Arabie saoudite et le Koweït, exigent des aides financières pour la diversification économique, au titre des compensations prévues par le protocole. Alors voilà un dilemme entre Etats, avec son trop-plein d’exigences qui partage le monde sur l’application cohérente du protocole de Kyoto. Chaque Etat a ses raisons d’intérêt économique, veut faire passer en priorité sa croissance économique avant le bien être de la planète que pourrait apporter le protocole de Kyoto. C’est la règle du jeu que nous aussi nous devons l’accepter.
    Conlusion
    Dans d’autres pays, les décisions récentes conduisent à l’abandon des projets du captage et stockage du CO2, les uns après les autres se suivent. Cette chimère technologique, potentiellement dangereuse, est inutile pour l’environnement mais rentable pour le lobby pétrolier.
    Y. Mérabet
    Journaliste indépendant/Expert en énergie

  5. Désolé pour le délai de publication mais vacances obligent…

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