Le baril de brent qui repasse sous la barre des 100 dollars est un non évènement. Ce qui serait un évènement est que les marchés prennent en compte pour une fois, les vrais fondamentaux qui devraient en toute logique présider à sa cotation. Mais cela arrange évidemment l’économie mondiale d’avoir un pétrole bradé.
Car à 100 dollars, il est donné, pour peu que l’on regarde la réalité en face. Le taux de déclin des champs principaux, ceux qui “comptent” dans la production, est de 5 % par an depuis 2009.
Sur les marchés, les matières premières s’effondrent, d’une manière plus ou moins excessive, plus ou moins irrationnelle, comme seuls les acteurs de cette activité en ont le secret.
On en reste donc aux apparences, celle des perspectives moroses pour l’économie qui entraîneraient une demande peu tonique, une faillite toujours possible de la Grèce qui conduirait la zone euro dans la tourmente, ainsi que les Etats-Unis qui suivraient le pas, sans parler du reste du monde.
Vers 12H10 (GMT), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre cotait 99,32 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, soit son plus bas niveau depuis le 9 août.
Dans le même temps, le WTI enfonçait le clou en chutant jusqu’à 74,95 dollars sur le New York Mercantile Exchange.
