Les faits énumérés ci-dessous, constituent un ensemble significatif d’ éléments à charge, concernant la stagnation de la production de pétrole. Ceci évitera éventuellement de nourrir l’impression d’une simple pause technique sans autres conséquences.
Ce qui se produit au niveau d’un champ pétrolifère donné peut se produire à l’echelle du monde, et se produira inéluctablement à plus ou moins brève échéance.
Pour certains, le pic est déjà derrière nous.
En effet, les faits dénombrés ci-dessous sont là et ne sont pas contestables :
1 On consomme 4 barils pour 1 découvert.
2 Le pic de découverte, c’est-à-dire le moment où le nombre de découvertes à culminé pour ensuite baisser inexorablement d’année en année remonte à 1965.
3 La production stagne depuis 2006 (source BP), et fait absolument historique, l’offre ne peut plus satisfaire la demande.
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BP Statistical Review of World Energy – June 2008
4 L’argument qui consiste à se rassurer en se disant qu’il reste toujours 40 ans de réserves, comme dans les années 70 ne tient pas.
5 Il n’est pas contestable non plus que de très nombreux pays ont déjà dépassé leur pic de production (plus de 50) . Si on sait que le phénomène est irréversible à l’échelle d’une région ou d’un pays, il est logique de penser que la même situation peut s’appliquer à la production mondiale.
6 Concernant le pétrole arctique, c’est-à-dire celui situé plus particulièrement au nord-est du Groenland :
a) Il a déjà été pris en compte dans les simulations de Colin Campbell.
b) Les « immenses ressources » selon Le Figaro du 13/3/2008 « seraient égales au tiers du pétrole extrait à ce jour de la Mer du Nord ». Les estimations les plus récentes les chiffrent à 90 milliards de barils, soit environ 4 années de production. Ce qui est toujours bon à prendre mais ne changera pas la face du monde.
c) Toujours selon l’article de ce quotidien, « l’extraction n’aura peut-être pas lieu avant dix ans ».
Donc, au mieux, on peut penser que les découvertes de cette nature, celle-là et d’autres, ralentiront le rythme du déclin, mais ne changeront pas fondamentalement les choses.
Enfin et de toutes façons, la combustion du pétrole et de ses dérivés pose un problème de pollution.


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