Une voiture dans la rue, quelque part dans le 13° arrondissement de Paris, ou comment on reconnait que le visage économique de tous les jours est en train de changer.
C’est maintenant l’ aspect du quotidien qui va peu à peu évoluer avec ce type de nouveautés, au gré de la transformation en cours.
Le fait que la société AB Solar fasse la promotion du chauffage au bois avec ses voitures est doublement intéressant.
Dans un premier temps, cela nous montre que le changement économique descend dans la rue, et n’est pas que dans les médias ou sur le net.
Dans un deuxième temps, le bois est certainement l’énergie renouvelable qui sera la plus utilisée comme chauffage d’appoint quand les problèmes liés au pic pétrolier apparaîtront.
C’est une énergie qui est :
- La moins chère (pour le fonctionnement, après le solaire hors coût initial) lorsqu’elle est utilisée en bûches : 0,043 €/KWh (les granulés reviennent plus chers mais offrent un meilleur rendement).
- Peu coûteuse en terme d’ investissement de départ
- Simple d’installation
- Disponible partout, alors qu’il faut tenir compte de la région pour le solaire et encore plus avec l’éolien.
- Avec des ressources abondantes, notamment du fait de la tempête de 2008.
Le temps où cet illustre matériau qui a chauffé aussi bien nos ancêtres troglodytes que les plus grandes cours d’Europe dans des cheminées à foyer « ouvert » est bien révolu, dans la mesure où la notion de rendement énergétique est passé par là.
On sait aujourd’hui que l’écart de rendement entre un foyer ouvert telle qu’une classique cheminé, ou un foyer fermé, c’est-à-dire un insert, varie de 15 à 70 %. L’écart de rendement entre un bois humide ou un bois parfaitement sec est de 1 à 3 (une tonne de bois délivrera entre 1 400 et 4 500 KWh selon son taux d’humidité).
Le bois a aussi de nouvelles formes pour son utilisation puisque l’on trouve à la commercialisation le matériau sous diverses formes : outre les bûches, il y a également les granulés ou pellets, et les briquettes ou buches compactées.
Le mode de chauffage ou de combustion aura aussi son importance, du simple poêle à la chaudière.
Les cheminées au bio-éthanol pour le chauffage d’appoint des appartements.
Le pic pétrolier approchant à pas comptés, les cheminées au bio-éthanol constitueront une précieuse solution pour le chauffage d’appoint des appartements.
Elles constituent une énorme avancée dans la mesure où elles n’émettent pas de fumée et ne nécessitent donc pas de conduits d’évacuation. En dehors des nécessaires autorisations d’utilisation et des conseils d’experts agréés (qualibois, flamme verte), elles permettent une vraie solution pour les usagers des appartements qui ne peuvent pas modifier l’ installation de leur logement à leur gré, comme c’est le cas des personnes habitant en maison.
En cas de ruptures d’approvisionnement pour le pétrole ou le gaz, ou de coupures de courant si le réseau saute en cas de trop forte utilisation, le bon vieux poêle à mazout était le seul véritable recours de chauffage d’appoint jusqu’à présent.
L’intérêt de la cheminée ou du poêle au bio-éthanol est qu’il ne nécessite pas une alimentation par un combustible fossile, et nous permet donc d’être réellement indépendants.
Même s’il faut aussi mesurer le rendement réel, le coût, et la question du mode d’approvisionnement, il faut remettre en perspective le réel intérêt de ce mode de chauffage dans les cas d’ urgence.
Pour l’aspect, à la fois de la préférence dans les énergies renouvelables, et pour le réel impact environnemental, la chaine carbone des biocarburants de 1° génération posant encore problèmes, on ne peut que souhaiter l’avènement opérationnel et commercial de la filière ligno-cellulosique à base de déchets de bois.
Certains exemples, comme ce qui se fait aux Etats-Unis nous montre que nous sommes proches d’une telle réalité.
Dans ce cas, le carburant du futur ne sera pas l’hydrogène, le nucléaire de 4° génération ou surgénération, mais peut-être le bois via la filière ligno-cellulosique.
