Du fait du retournement spectaculaire du prix du baril, les fabricants de biocarburants qui avaient misé sur un prix élevé de manière durable, sont pour certains, au bord de la faillite.
L’entreprise américaine Nova Biosource Fuels, basée à Houston fait partie de la charrette.
Si l’entreprise ne parvient à trouver 3 millions de dollars avant juin, la faillite est presque certaine.
La société a 50 millions de dollars de dettes, et a perdu 11 millions de dollars au cours du 1° trimestre.
La fabrication des biocarburants, en tant que partie prenante de la grande révolution industrielle que constitue la transition énergétique, est aussi un risque industriel.
Le faible prix du baril, insoupçonnable il y a encore moins d’un an, compromet gravement les marges et la rentabilité d’une telle production.
Dans l’hypothèse d’un pic pétrolier vers 2015, il est plus que probable que le prix du baril repartira à la hausse avant.
La fragilité des opérateurs est donc dû au fait qu’ils sont partis peut-être un peu tôt, à un moment où ils entrevoyaient l’eldorado des carburants de substitution.
Pour autant, il s’agit donc pour eux de tenir suffisamment de temps, jusqu’à ce que le prix du pétrole reparte à la hausse.
Mais le deuxième problème est la nature des biocarburants qui peut paraitre obsolète. Les biocarburants de 1° génération ayant été vivement critiqués au moment de la crise alimentaire du 1° trimestre 2008. Leur rendement médiocre et la question de la rentabilité sans l’octroi de subventions posant encore problème.
Dans le même temps, d’autre opérateurs se sont lancés dans la fabrication de biocarburants de 2° génération à partir de la biomasse cellulosique.
Le fabricant d’ éthanol VERENIUM s’est allié avec le pétrolier BP.
C’est donc l’alliance de l’argent collecté par le pétrole vers la production des carburants alternatifs de demain.
Et il semble donc que ce qui était encore expérimental il y a à peine 1 ans, aille beaucoup plus vite que prévu.
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