Dans son blog, le commissaire européen à l’énergie s’inquiète des conséquences du reflux spectaculaire du prix du baril, qui freine les investissements.
Une reprise de la demande entrainera à nouveau une envolée des prix, et touchera surtout les pays en développement.
Certains pays se préparent dans cette perspective, comme le signifie l’accord de 25 milliards de dollars conclu entre la Russie et la Chine, pour l’approvisionnement quotidien de 48 000 tonnes de pétrole pour les 20 prochaines années.
Andris Piebalgs revient sur les problèmes de production de pétrole, et sur le fait que les nouvelles découvertes seront plus rares et plus coûteuses.
Le chiffre de 94 millions de barils/jour serait le maximum que la production mondiale pourrait produire.
(Ce chiffre est à comparer avec les 89 millions de barils de pétrole cités par le Directeur Général de TOTAL, Christophe de Margerie)
La baisse des prix que nous connaissons actuellement serait donc une mauvaise nouvelle (analyse partagée par aussi par le même Christophe de Margerie dans une interview reprise par le magazine Challenges n° 164 de février 2009) dans la mesure où les investissements prennent parfois de très nombreuses années avant d’aboutir à une production effective.
Nous pourrions donc être confrontés à « d’ énormes pénuries qui pourraient conduire à des prix extrêmement élevés », autrement dit une crise pétrolière.
Selon le Directeur Exécutif de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) Nabuo Tanaka -toujours selon le blog- le prix du baril de pétrole pourrait passer à 200 dollars les 4 prochaines années.
Pour terminer, en marge des réflexions d’Andris Piebalgs, on peut ajouter que dans la mesure où l’AIE s’est longtemps bercée d’illusions sur la production de pétrole, et a reconnu très récemment un problème de production de pétrole avec le pic pétrolier, on peut dire que la prévision sur une augmentation du prix du baril à 200 dollars n’est pas bien difficile à tenir, et sera probablement très largement enfoncée.

2 réponses à Andris Piebalgs s’interroge sur l’éventualité d’un choc pétrolier à venir.