En 2006, 44% des français se chauffaient au gaz et 30% à l’électricité.
Malgré son coût élevé sur le long terme, le chauffage électrique continue sa croissance : 66% des bâtiments construits en 2006 ont été équipés d’un chauffage électrique.
Peu cher à l’achat, il est très onéreux sur le long terme car le prix de l’électricité est élevé et est destiné à augmenter toujours plus. De plus, en hiver, cela entraine une surconsommation qui menace de provoquer une rupture du réseau d’approvisionnement.
Parallèlement, on constate également une augmentation constante des installations de pompes à chaleur. En 2008, 500 000 PAC étaient installées en France. Mais, de façon contradictoire, l’augmentation des PAC contribue à l’augmentation de la consommation d’électricité. En effet, beaucoup de PAC remplacent des chauffages au fioul, certes peu efficaces énergétiquement, mais qui ne consommaient pas du tout d’électricité à l’inverse de la PAC qui en nécessite pour alimenter son moteur.
D’un point de vue économique et énergétique, les ménages ont donc plus intérêt à investir dans une isolation performante. Près de 60% des logements datant d’avant 1982 ne disposent pas d’une isolation thermique efficace. Ce type d’habitation, surtout les appartements, sont habités par une population à petit budget qui n’a d’autre choix que de voir sa facture d’électricité augmenter fortement en hiver.
Une consommation anti-gaspi est également à préconiser : éteindre systématiquement les appareils en veille ou arrêt de l’utilisation des halogènes.
La consommation électrique en France au augmenté de 3% en 2008. Dans la consommation électrique des ménages français, le chauffage représente ¾ de la consommation finale.
