Actuellement 5 000 exploitations françaises sur 350 000 utilisent les secrets bien gardés d’un éleveur de l’Aveyron Marcel Mezy qui a mis au point la recette tenue secrète d’un fertilisant naturel. Celui qui a mis au point son compost bio depuis près de 30 ans à Lioujas se défini comme un “chercheur paysan”, et cela marche !
Selon l’agronome Marcel Mazoyer professeur émerite à AgroParisTech, s’il est produit à grande échelle, ce procédé de fertilisation est de nature, dans le siècle à venir, à changer radicalement les perspectives en matière de fertilisation, sans toutefois éliminer l’usage des engrais classiques et pesticides, mais cela permettrait de les réduire, ce qui est nécessaire.
Ce compost d’un nouveau genre qui permet d’abandonner totalement le recours aux produits phytosanitaires classiques, a été mis au point à une époque où l’agriculture intensive régnait sans partage et où bien peu entrevoyait un retour aux méthodes traditionnels d’engrais naturels.
Ce produit révolutionnaire qui est commercialisé sous le nom de Bactériosol pour la terre, et Bactériolit pour le fumier et le lisier, était jusqu’à présent réservé aux professionnels, mais il est disponible maintenant pour les particuliers qui pourront ensemencer naturellement jardins et potagers.
La chasse au trésor du compost naturel
Mais c’est Marcel Mézy qui parle le mieux de sa découverte « Chaque site est spécifique et produit un des composants entrant dans la composition de notre produit » . Gigantesque jeu de pistes avec ses pièges et ses indices sur ces composts dont 80% de la production se fait à l’automne : « Non, sous ce tunnel c’est juste du fourrage pour les chevaux ». Nous pensions avoir enfin trouvé la caverne d’Ali Baba, la réserve des composts prêts à être acheminés vers l’usine de transformation.
Puis, un peu plus tard, devant l’évidence d’un enclos d’un vert surprenant d’intensité dans la grisaille ambiante : « Oui, ici ce sont des végétaux que nous faisons pousser et qui entrent dans la composition de notre produit. Celles-ci, à côté, vont rester deux ans, couvertes de paille ». Marcel aime cette ambiance, se prend au jeu de lâcher au compte-goutte des informations : « Il y a en fait douze sortes de plantes différentes qui entrent dans la composition de notre produit ». Le chemin se fait boueux avant de se perdre dans les lierres et les mousses: « Oui, nous nous servons de plantes qui poussent au pied de certains arbres ».
La chasse au trésor devient passionnante, les mots de passe se nomment « Mycorhize » (l’association d’un champignon inférieur avec les racines d’une plante) ou encore « NPK » (Azote, Phosphore, Potasse, cette association de malfaiteurs que Bactériosol® veut rendre obsolète). Mais il n’en dira pas plus…


Si le bacteriosol ne peut pas remplacer l’engrais chimique, il peut au moins en réduire l’utilisation. Et en plus, on achète français !
Voir quelqu’un se lancer contre les grosses firmes et réussir à s’établir une clientèle déjà plus que coquette est assez fou.
Bonne continuation à lui !
C’est un avis…