Emotions

La prise de conscience des conséquences du pic pétrolier (plafond historique de production) suscite normalement une émotion tangible.

Si vous avez l’impression de tomber de l’armoire, c’est normal, les faits sont là. Il suffit de relire la « Genèse de la crise pétrolière ».

Il y a la compression intellectuelle et le réel ressenti qui sont deux choses différentes.

On peut donc décliner différentes étapes :

1 La peur

C’est la première réaction pour tout le monde.
Cela veut dire que vous prenez conscience du phénomène, que vous appréhendez ce qui peut se passer.
Mais ce n’est qu’une première étape transitoire.
Et comme toute émotion, ce n’est qu’une énergie qui passe.
Vous pouvez avoir envie d’en parler autour de vous et souhaitez partager ce dont vous avez pris conscience, et que les autres ignorent.

Le problème, c’est que les gens à qui vous allez en parler n’auront pas eu votre approche, ni votre intérêt. Franchement, qui s’intéresse spontanément au pétrole ? Infiniment peu de monde. Vous risquez donc de susciter l’incrédulité de votre entourage.

Venez donc partager sur le site, écrivez vos commentaires sur les articles et inscrivez-vous sur le forum. En parler sera un réconfort. Agir fera que la pression se relâchera.

2 Le déni

Vous vous direz presque immanquablement que le sujet est trop énorme, et qu’une telle déstabilisation de nos sociétés si complexes est impossible.

Soit, nous savons cela. Mais regardez ce qui s’est passé lors de la crise financière de 2008 ? Qui l’a vue arriver ? Infiniment peu de monde. Ou les événements de la Grèce en 2010 qu’il a fallu sauver à coup de milliards pour empêcher la propagation à l’ensemble du système financier.

Et les hypothèques, les doutes concernant la viabilité à terme des Etats fragiles, très endettés, ou du système bancaire ne sont toujours pas levés. Et ce n’est pas le pic pétrolier qui va arranger les choses.

3 La recherche de responsables

Notre attitude sur ce point est très claire : c’est l’Histoire qui fera les comptes. Le sujet est passablement complexe, remonte au début du XX° siècle. S’enferrer dans une telle recherche est contre-productif. Ce qui compte, c’est vous.

4 La science va nous sauver

La science ne peut malheureusement pas tout. Il y a de très nombreux domaines où il y a peu d’évolution, comme dans un certain nombre de maladies.

Quand ce n’est pas le contraire : le progrès technologique en réduisant le besoin de personnel contribue aussi à la perte d’emplois.

Vous aurez beau chercher, il n’y a pas d’alternative simple au pétrole. En ce sens où il n’y a pas un produit unique qui puisse le remplacer.

Le premier effet de levier se trouve dans les économies d’énergie. Ce sera moins difficile dans les pays comme la France, que dans les pays pauvres qui n’ont aucune marge de manœuvre, dont l’essence est subventionnée, et dont l’électricité est souvent fabriquée à partir de centrales au pétrole.

Ne nourrissez pas trop d’espoir sur les énergies dites « renouvelables », cela se mettra en place lentement et ne pourra en aucune façon remplacer l’abondance d’énergie dont nous disposons.

5 Le désir de survivalisme

Vous pourrez être tenté d’adopter une attitude de repli. Mais la peur n’évite pas le danger et dites-vous qu’il y a des choses bien pires dans la vie. Nous vivons dans un monde interconnecté, laissez retomber la pression et adoptez une attitude positive.

6 Une attitude positive

Le meilleur moyen de vivre ce qui s’appelle « la transition » est d’agir à son niveau. Avez-vous fait le test en page d’accueil : « Avez-vous un profil à risque ? ». Commencez à vous adapter. Prenez contact avec le Réseau de la Transition qui se met en place en France et dans les pays francophones, après avoir connu un grand succès dans le monde (Transition Network), à l’échelle des communautés qui le composent.

La transition est aussi la chance de changer d’un modèle énergétique mortifère qui nous empoisonne, pour plus de sobriété dans nos vies.

Une réponse à Emotions

  1. Lupo dit :

    OUI, ces histoires avant l’histoire de la crise de pétrole me fait bondir et réfléchir … alors … vivement qu’elle soit là et que l’on soit plongé dans des recherche de solutions …

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