Dans un effort visant à décongestionner le trafic automobile, le président Barack Obama souhaite donner une nouvelle impulsion à un réseau ferroviaire qui en a le plus grand besoin. Le train étant le parent pauvre des moyens de transport aux Etats-Unis. Et le projet de doter le pays de lignes ferroviaires à grande vitesse renouvellera considérablement le rail.
Le président considère que le rail est le mode de transport le moins cher et le plus économique en carburant. Mais il estime que « notre système ferroviaire n’est qu’une blague absolue par rapport au reste du monde ».
La refonte du réseau coûtera probablement des milliards de dollars sur plusieurs décennies. La seule liaison reliant les principales villes de la Californie coûterait déjà 40 milliards de dollars.
Mais la perspective d’un tel projet à l’échelle du pays entrainera aussi de nombreux aspects très positifs :
- La création d’environ 160 000 emplois liés à la construction du réseau, et 450 000 emplois permanents liés à la maintenance.
- Générer plus de 1 milliards de revenus annuels.
- Réduire la pollution atmosphérique et les conséquences sanitaires en terme de santé publique.
- Diminuer le nombre de victimes d’accidents de la route.
- Alléger le trafic automobile qui coûte chaque année, du fait des problèmes de congestion de la circulation, environ 20 milliards de dollars en carburant gaspillé et en temps perdu.
Il reste à définir les couloirs de circulation, pour moderniser les lignes existantes ou en créer d’autres, et dont la longueur est estimé entre 160 et 960 kms, afin d’y faire circuler des trains dont la vitesse pourrait dépasser 300 km/h.
Sources :
Triple Pundit
Federal Railroad Administration
