Le site SustainLane élit chaque année la ville la plus « durable » parmi les 50 villes les plus peuplées des Etats-Unis, selon 16 critères liés à l’environnement : l’efficacité énergétique, la fluidité de la circulation, ou encore les transports en commun.
Portland est la plus grande ville de l’Etat de l’Oregon, et compte 550 000 habitants ce qui en fait la 26° ville du pays pour la taille de la population. Deux millions de personnes habitent dans l’ensemble de l’agglomération.
Et la ville est aujourd’hui présentée comme un modèle en matière de développement durable.
Les personnes qui ont planifié l’évolution urbaine de la ville ont réfléchi, dès les années 70 aux conséquences environnementales de leurs choix, ce qui ne constituait pas vraiment une tendance marquée à l’époque, ne serait-ce qu’au niveau de la consommation d’essence des voitures, et des distances considérables à parcourir pour se rendre d’un point à un autre, comme c’est souvent le cas aux Etats-Unis.
Ce n’est donc pas un hasard si la ville bénéficie d’une élection, qui est en fait une réélection par rapport à l’année passée.
Un changement de fond touchant les structures d’une ville ou d’une région est évidemment très lourd à mettre en œuvre. On estime qu’une durée de 30 à 50 ans est nécessaire, pour des modifications de ce type. Il parait donc clair que les fruits récoltés aujourd’hui sont le fait d’une politique menée depuis fort longtemps.
Pour aujourd’hui, un des objectif affiché par la municipalité est notamment de faire en sorte que la plupart des trajets, que ce soit pour aller travailler, faire ses courses, ou tout simplement se distraire, soit de 20 minutes au maximum.
Le site de la ville propose par ailleurs en page d’accueil un service de mise en relation entre particuliers afin de faciliter le co-voiturage.
Mais d’autres villes sont également bien classées, comme San Francisco, classée en seconde place, Seattle, Chicago et même New-York en cinquième position.
Ce type de référencement alternatif est aussi proposé par Lester Brown qui propose 12 éco-indicateurs, comme la capacité énergétique du secteur éolien, du solaire photovoltaïqule ou de la production mondiale de vélos.
L’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (UNIDO) s’est par ailleurs réuni dernièrement afin d’élaborer de nouvelles normes sur l’énergie.
Puissent les initiatives de ce type concernant une sorte « d’éco-référence », de démarches généralement spontanées, individuelles ou collectives, fassent l’objet désormais, d’une reconnaissance institutionnelle et que le PIB ou la croissance ne soient plus les seuls indicateurs de progrès.
Sources :
SustainLane
Ville de Portland
Crédit photo: SustainLane
