Au plus fort de la hausse du prix du pétrole en juin 2008, alors que le baril allait atteindre son plus haut historique à 147,50 dollars, des pays comme la Syrie, la Jordanie, l’Egypte, le Sri Lanka, l’Inde, la Malaisie, l’Indonésie et Taïwan étaient contraints de réduire ou de supprimer les subventions, « confrontant des centaines de millions de consommateurs aux coûts réels du pétrole », constatait le Daily Telegraph.
La hausse des prix à la pompe en Malaisie dépassait alors 40 %.
Même un pays comme l’Iran qui produit du pétrole, mais manque de raffineries doit importer de l’essence, qui est par définition un produit raffiné. Les propriétaires de grosses voitures étaient mis à contribution par un quota de consommation limité à 120 L par mois de carburant.
Le choc pétrolier sera donc hétérogène et beaucoup plus grave pour les pays qui subventionnent l’essence, que pour ceux où le carburant est déjà très taxé comme la France.
Le choc économique consécutif à la hausse du baril, diminuant aussi les recettes fiscales et la marge de manoeuvre des gouvernements ne fera qu’aggraver la situation.
Sources :
Courrier International (19/6/2008)
Daily Telegraph
Financial Times
