La tempête exceptionnelle qu’a connue la région pose la question du bois-énergie comme débouché pour les arbres abattus.
La forêt landaise représente 60 % de toute la surface de la forêt française. Les dégâts sont donc considérables et il est encore trop tôt pour mesurer exactement l’étendue des dommages, mais selon les coopératives du Sud-Ouest, on peut chiffrer la superficie des pins atteints entre 200 000 à 300 000 hectares.

Le dernier sinistre de décembre 1999 avait jeté à terre près de 40 000 ha de la forêt champardennaise, soit 8 millions de m3 de bois.
Les exploitants vont donc se retrouver avec au moins 5 fois ce volume, soit au minimum 40 millions de m3 de bois à écouler.
Mais les débouchés concernant les résineux du Sud Ouest, comme matériau de construction sont moins évidents que lors de la tempête de 1999. Ce marché, notamment du fait de la crise immobilière qui sévit en Espagne, n’est pas en très grande forme.
On peut donc estimer que les particuliers vont profiter d’un bois moins cher. Pour toutes les formes que peut prendre aujourd’hui le bois énergie, que ce soit en bûchettes, en granulés ou briquettes.
Si un stère de bûches coûte de 50 à 80 €, le prix dépend aussi du type de bois, de ses essences et du degré d’humidité.
Autant de critères qui seront à prendre en compte lors de l’arrivée du bois landais sur le marché.
