La situation de la flambée du prix du baril, a poussé le ministre Mauricien des Services Publics, Abu Kasenally, a lancé un projet appelé « Maurice Ile Durable » destiné à assurer la maitrise de l’énergie, à produire de l’électricité à partir de sources renouvelables, et à réduire le gaspillage de l’énergie dans l’ile.
Selon lui, la crise énergétique frappe déjà aux portes de l’ile Maurice et, à cet égard, a-t-il soutenu, « nous ne pouvons continuer notre route comme si rien ne s’y passe ».L’Association des Consommateurs de l’Ile Maurice (ACIM) déclare à propos de l’inflation des prix sur l’essence et le diesel : « c’est le consommateur qui est le plus grand perdant ».
Selon des observations effectuées par l’association, sur les 58 stations-services dans le pays, 44 ont enregistré une baisse de consommation d’essence et de diesel.
Le secrétaire général de l’association estime que les conséquences de la hausse seront l’appauvrissement de la population, une baisse de la consommation, une réduction de la productivité locale et des exportations.
A cela s’ajoute la crise textile née du démantèlement des accords multifibres de 2005, et la dégradation de la filière sucre qui perd les débouchés du « protocole sucre », offert pas l’Union Européenne au profit des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.
La France reste néanmoins le premier pays d’origine des touristes avec un taux de 42 % de visiteurs.
Philippe AUBERT
Sources :
Le Mauricien
Afriquenligne
