Un coup de rétro-projecteur sur le mensuel du Secours Populaire “Convergence” (1) de janvier qui a réalisé un dossier sur le prix de l’énergie et la précarité. Ou comment vivre avec trop de frais ou pas assez d’argent pour se chauffer.
Faibles ressources des ménages, coût galopant de l’électricité, du gaz, du pétrole, et mauvaise qualité thermique des logements font le lit de la précarité énergétique. La suite logique en sont inconfort thermique, dettes et aussi stress devant une situation qui peut durer plusieurs mois chaque année.
C’est le lot de 22 % des ménages les plus modestes que de souffrir du froid. Selon l’INSEE ils seraient au total 3,5 millions de personnes à être en situation de précarité énergétique. Le nombre de français ayant un taux d’effort supérieur à 10 % de leur revenu pour se chauffer serait même de 3,8 millions.
La définition de la précarité énergétique, telle que définie par la loi Grenelle II du 12 juillet 2010, concerne toute personne qui « éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires, en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat ».
Ce dossier passe en revue aussi bien la situation à l’échelle du pays, que dans le cadre d’une enquête dans une région particulièrement exposée comme le Pas-de-Calais. Les Côtes d’Armor sont également citées, comme à l’étranger le Royaume-Uni ou l’Europe, car la précarité énergétique ne s’arrête pas aux frontières de l’hexagone.
(1) Dossier réalisé par Florence Raynal et Françoise Vlaemynck, pages 14 à 19
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