Le locavore est une espèce en voie d’apparition, comme il y a des espèces en voie de disparition. Il recherche sa nourriture exclusivement dans un rayon maximum de 200 kms autour de son environnement immédiat. En fait, c’est un fervent adepte de la relocalisation.
En favorisant les “circuits courts” de l’alimentation produite localement, on achètera donc des produits de saison, en polluant moins. Et on en profitera évidemment pour cultiver bio.
Le concept est né en Californie et provoque un vrai engouement aux Etats-Unis. Mais il n’y a finalement rien de nouveau, si ce n’est la redécouverte d’un mode de vie ancestral.
Il y a d’ailleurs un site dédié: jesuislocavore.com.
Avec un tel programme, la mondialisation va en prendre un coup, c’est sûr.
Maurice (1) là où tu es, si tu nous vois, j’espère que tu apprécies ce retour des choses.
(1) Maurice Allais, décédé récemment à l’âge de 99 ans, prix Nobel d’économie, le seul en France à avoir prévu le krach de 1987, un des rares, notamment avant Joseph Stieglitz à avoir compris ce que pouvait nous coûter la mondialisation en terme d’emplois, auteur d’une centaine d’ouvrages dont “La mondialisation, la destruction des emplois et de la croissance. L’évidence empirique” Ed. Clément Juglar, 1999

