Je veux changer de métier / démarrer une nouvelle carrière

Si vous souhaiter ou envisager de changer d’activité professionnelle, et que vous êtes sensibilisé à ce qu’il risque d’advenir concernant le pétrole, il faut peut-être déjà regarder de plus près les domaines qui dépendent directement ou indirectement de l’or noir.

Car en dehors des difficultés économiques inhérentes à la crise du pétrole, il y aura des secteurs particulièrement exposés.

Il s’agit donc déjà de voir si vous êtes dedans…

On pourra donc lister comme secteurs particulièrement sensibles :

  • Transport (automobile, aérien, import-export, etc.)
  • Tourisme (pour deux raisons : le transport et les distances, et le secteur est non prioritaire dans les besoins des gens)
  • Luxe (non prioritaire)
  • Tout ce qui dépend de la pétrochimie : plastiques, synthétiques, pharmacie, cosmétiques, pesticides donc agriculture, solvant, résines, détergents, etc.
  • Ce qui estlié à la grande distribution, qui dépend donc d’une lourde logistique incluant les notions de transport, d’emballage à base de plastiques et d’importation de produits.

On ne vous dit pas de changer, c’est votre libre choix par rapport à votre prise de conscience. Mais si vous avez l’envie et la possibilité de changer pour une activité moins exposée, c’est peut-être le moment !

Et quand on réfléchit sur un plan plus général, et qu’on pense à la filière automobile (9 % de la population), celle-ci gagnerait largement a être soutenue dans une reconversion en faveur de la fabrication des appareils d’énergie renouvelable (éolien, solaire, biomasse) et dans la transformation des bâtiments. Cela vaudrait mieux que de vivre systématiquement sous la perfusion d’aides gouvernementales diverses.

 

Le parcours vers un nouveau métier

Le parcours vers un nouveau métier ou une nouvelle carrière passe souvent par les mêmes étapes qui s’appellent :

  • Bilan de compétences
  • Formation
  • Choix du secteur et de la région
  • Choix du statut

Le bilan de compétences

Le bilan de compétences concerne toute personne désireuse :

  •  d’analyser ses aptitudes, ses compétences personnelles et professionnelles, ses motivations
  • d’organiser ses priorités professionnelles
  • d’utiliser ses atouts comme instrument de négociation pour un emploi, une formation ou en termes de choix de carrière.

Pour l’entreprise, c’est aussi l’occasion de :

  • mieux organiser la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences
  • favoriser la gestion des carrières et la mobilité professionnelle.

Le bilan de compétences donne lieu à la rédaction d’un document de synthèse en vue de définir ou de confirmer un projet professionnel, le cas échéant, un projet de formation.

Cette prestation peut être suivie à l’initiative de l’entreprise (elle est alors inscrite dans son plan de formation) ou du salarié (dans le cadre du congé de bilan de compétences).

Pour vous aider dans cette démarche et dans l’élaboration de votre projet, vous trouverez des conseils utiles auprès du Fongecif de votre région (cliquer sur la carte en bas de page…). Vous trouverez des interlocuteurs qui pourront également vous renseigner en matière de congé individuel de formation (CIF), le droit individuel à la formation (DIF) et la validation des acquis de l’expérience (VAE).

 

La formation

Le premier organisme auquel on pense est l’AFPA. Rendez-vous sur le site pour trouver l’antenne dans votre région. Vous trouverez également une intéressante FAQ qui pourra déjà répondre à nombre de vos questions comme: comment vérifier si je suis apte à exercer tel métier, comment être sûr (e) de mon choix, comment mettre toutes les chances de mon côté pour réussir ma formation et bien d’autres.

Mais vous avez également le CEGOS et le réseau des GRETA.

 

Les emplois verts

Quand on pense emploi verts, on pense généralement à éolien ou au solaire parce-que c’est ce qu’il y a de plus visible et de plus médiatisé.

Il est vrai que l’éolien notamment domestique fait face à une réelle demande.

Mais l’avenir est aussi aux systèmes locaux de production d’énergie et le 1° potentiel en France est… la biomasse !

En fonction de votre âge vous n’êtes pas concerné de la même manière par le futur, mais il s’écrira aussi avec le recyclage et l’agriculture bio et locale. Ou tout simplement s’inscrire dans les circuits courts qui par nécessité seront ceux de demain. On ne fera plus venir aussi facilement de l’autre bout du monde ou fabriquer un même produit aux quatre coins de la planète.

Et les exemples ne manquent pas de reconversion étonnante comme cet informaticien devenu aiguiseur itinérant, de quoi redonner vie aux vieux métiers d’autrefois.

 

Les réseaux TEE

De nouveaux métiers sont apparus avec les besoins en matière d’environnement et d’économie verte. Les réseaux TEE initiés en 200 par les ministères de l’environnement et du travail s’emploient à fédérer les actions en faveur de ce secteur naissant.

Si vous voulez trouver un job dans l’économie verte, c’est donc d’abord  là qu’il faut chercher.

Il y a aujourd’hui 6 réseaux TEE avec pour chacun un site spécifique :

  1. La Bourgogne
  2. L’Ile-de-France
  3. La Réunion
  4. Le Nord-Pas de Calais
  5. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur
  6. La région Poitou-Charentes

(Le réseau TEE de la région Rhônes-Alpes a fermé en 2011).

Travailler différemment

Les emplois de demain, ce n’est pas seulement changer de secteur ou d’activité, mais aussi penser autrement sa manière de travailler.

Quelques exemples :

  • La semaine de 4 jours
  • Le télétravail
  • La téléprésence
  • Changer de statut, devenir salarié pour un indépendant et inversement
  • Choisir le portage salarial pour avoir ou conserver les avantages du salariat tout en restant indépendant ou free-lance, par choix ou par contrainte professionnelle.

Et si enfin vous avez déjà un projet de création ou de reprise d’entreprise, découvrez le réseau Entreprendre.

La mission du réseau est de contribuer à la réussite de nouveaux entrepreneurs significativement créateurs d’emplois et de richesses.

Le cœur de métier de Réseau Entreprendre, c’est :

  •  l’accompagnement par des chefs d’entreprise. L’engagement des ces chefs d’entreprise au sein de Réseau Entreprendre est alimenté par leur passion de l’entrepreneuriat et leur envie de la transmettre à de nouveaux entrepreneurs dans un esprit de citoyenneté économique. Ainsi, les membres donnent bénévolement de leur temps pour étudier les projets, participer aux comités d’engagement, accompagner des lauréats et animer leur association… Ce qui représente plus de 70.000 heures de bénévolat par an.
  • un financement sous forme de prêts d’honneur, particulièrement intéressants pour leur effet de levier sur les autres financements, notamment bancaires.

Et pour commencer, vous pouvez faire le test “Etes-vous prêt pour créer ou reprendre une entreprise ?”.

Bon courage !

 

 

 

 

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