C’est ce que rappelle Bernard Durand (1), ex-responsable à l’Institut Français du Pétrole (IFP, aujourd’hui IFP Energies Nouvelles) dans un article au titre évocateur :“L’Europe plus fragile face au pic pétrolier”…et le texte annonce la couleur “…l’heure n’est pas (encore) à l’affolement…”, peak oil oblige !
Il est intéressant de noter que l’info est publiée sur Novethic, qui en tant que filiale de la Caisse des Dépôts, est un pur produit de l’establishement.
Bernard Durand indique : “Les quantités disponibles sur le marché international vont décroître plus vite que la production mondiale, malgré l’apparition de nouveaux pays exportateurs comme le Brésil ou le Kazakhstan” et ajoute “Car d’ici 2020, la production des champs pétroliers en activité aura diminué de 30 %”.
Nous sommes donc bien dans “En face de tendances lourdes d’augmentation des prix de l’énergie” en France et dans le monde. C’est la raison pour laquelle l’investissement dans l’exploration-production a retrouvé des couleurs (2). Ce n’est pas la même chose d’investir à perte (3) quand le baril est à 30 dollars, que quand on le prévoit à 150 ou au-delà. Et selon l’article précité “Les marchés pétroliers s’inquiètent de plus en plus de l’équilibre entre l’offre-demande à moyen-terme”. Car si un champs est découvert, il peut y avoir un délai de 10 ans avec la mise effective en production, ce qui ne changera pas le cours de l’offre.
Mais pour l’instant, il s’agit de gagner du temps, de ne pas ajouter à la menace de la faillite de la Grèce et de la cascade de défauts souverains qui pourraient en résulter (Irlande, Portugal), la perspective imminente d’un troisième choc pétrolier. C’est la raison pour laquelle “Pour éviter qu’un choc pétrolier ne grippe un peu plus la croissance mondiale, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) a décidé, jeudi, de mettre 60 millions de barils sur le marché au cours des trente prochains jours (4) “.
Sources :
Novethic
(1) Auteur notamment du livre :”La crise pétrolière – Analyse des mesures d’urgence”, Ed EDP Sciences, 2009
(2) Jean-Michel Bezat, “En 2011, l’investissement est au plus haut dans l’exploration-production de pétrole”, Le Monde, 17/6/2011
(3) En 2003, la société de consultants énergétiques Wood MacKensie indiquait que, sur 8 milliards de dollars engagés en recherche de nouveaux gisements par les dix premiers groupes pétroliers, le montant commercial des découvertes a plafonné à 4 milliards de dollars. Aujourd’hui, on consomme 7 barils pour un découvert.
(4) Claire Gatinois, “La maladie grecque frappe les banques”, Le Monde, 26 et 27/6/2011

en rdc avant même la date près citée, la vitesse d’augmentation de prix s’accroisse de jour au jour hors notre pays regorge des resserves stratégique de ressource pétrolière utilisée par nos voisins. pourquoi cette injustice sociale