La demande de pétrole aurait dépassé l’offre en 2010

Le Centre for Global Energy Studies publie un article pour le moins marquant sur le fait que la demande de pétrole aurait dépassé l’offre en 2010 et “tous liquides confondus“. Les estimations pour l’année dernière sont encore en cours de débats, mais toutes les principale sources convergent dans ce sens.

Des recherches récentes effectuées par le FMI indiquent même qu’un écart de 1 % entre la croissance annuelle de l’offre et de la demande pourrait entraîner une augmentation du prix du pétrole de 50 % d’année en année.

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On observe également que la demande est très insensible aux fluctuations des prix, tout déficit de l’offre est donc un facteur qui peut aussi entraîner une augmentation importante des prix pour amener le marché à l’équilibre.

L’an dernier l’offre mondiale totale, c’est à dire “tous liquides confondus” avec les biocarburants, les gains de raffinage et les pétroles extra-lourds (Canada et Venezuela) a progressé de 2, 2 millions de barils/j, soit 2, 5 % d’augmentation. Mais ce chiffre est à comparer avec les centaines de milliers de barils/j qu’il y aura de moins chaque année avec le déclin de la production de pétrole brut annoncé depuis 2009.

La production de pétrole des pays non-membres de l’OPEP en déclin

CGES indique également que la production de pétrole des pays non-membres de l’OPEP a chuté de 160 000 barils/j entre février et mars 2011 selon les principales sources.

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Il est intéressant de noter que le CGES a été fondé par un ancien ministre saoudien du pétrole, cheikh Zaki Yamani. C’est toujours intéressant quand un dissident retiré des affaires donne son éclairage sur le marché.

Et le scénario se réalise conformément à ce qu’avait prévu l’AIE en 2009 (bas de l’article du Figaro). Cette fois, il ne se sont pas laissés surprendre.

Et pendant ce temps … l’AIE appelle à une augmentation de la production de pétrole

L’Agence Internationale de l’Energie (AIE)  a quant à elle, appelé jeudi dernier à une augmentation de la production de pétrole (1). L’organisation s’inquiète des conséquences d’un prix durablement élevé face à la demande croissante et au resserrement de l’offre.

Marge qui pourrait d’autant se réduire à l’approche d’une période traditionnellement propice à l’augmentation de la demande entre mai et septembre.

L’AIE s’inquiète des conséquences d’un prix du brut durablement élevé sur les différents indicateurs économiques du monde, comme l’inflation ou la relance économique.

Elle se dit même prête à “utiliser tous les outils qui sont à la disposition des pays membres”, ce qui veut dire qu’à l’extrême, l’agence pourrait décider de libérer les stocks pétroliers d’urgence si la situation du marché se détériore.

Si l’AIE en est rendue à ce point, c’est que soit l’OPEP ne souhaite pas mettre sur le marché les 4 millions de barils/j dont elle affirme pouvoir disposer, soit elle ne peut pas le faire.

 

Sources :

CGES

Peakoil.com

(1) Matthew Saltmarsh, “L’Agence Internationale de l’Energie appelle à l’augmentation de la production mondiale de pétrole”, The New York Times, 19/5/2011

 

 

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