30/4/2011- Un ancien dirigeant de Shell, Ian Dunlop cité par Paddy Manning, un journaliste australien du Brisbanetimes (1), révèle que les manifestations du pic pétrolier ont été temporairement masqués par la crise financière, mais que nous sommes confrontés aujourd’hui à une augmentation de la demande. Le monde sera en face d’une réduction de 20 à 30 % de l’offre de pétrole d’ici à 2020.
Dans l’expression “pic pétrolier”, il faut distinguer :
- Le pic pétrolier (plafond maximum de production) atteint par le seul pétrole brut en 2006 selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE).
- Le pic pétrolier du pétrole “tous liquides confondus” selon le terme générique reconnu et qui comprend tous les liquides rentrant dans l’appellation : biocarburants (qu’ils soient produits en France ou dans le Middle West Ndr), pétroles extra-lourds (Canada et Venezuela), liquides issus du gaz naturel, et dont on attend encore la date. Sachant qu’on ne connaitra réellement la date avec certitude vraisemblablement qu’après avoir passé le cap.
Kjel Aleklett, le président de l’ASPO déclarait en novembre dernier que l’AIE avait été incroyablement optimiste dans ses hypothèses de production et que la production mondiale totale (donc le pic du pétrole “tous liquides” Ndr) passerait son pic d’ici un an. Soit fin 2011.
D’autres sources émanant d’un groupe de consultants liés à la société Arup et au groupe Virgin estiment que le pic pétrolier sera atteint dès 2014.
Ian Dunlop a enfin ajouté que “Le pétrole bon marché est en voie de disparition, un grand nombre de pays exportateurs du Moyen-Orient estiment dorénavant qu’ils ont davantage besoin de pétrole pour leur marché intérieur, ce qui réduit l’offre disponible pour l’exportation”.
Robert Hirsch l’auteur d’un fameux rapport sur le peak oil en 2005 commandité à l’époque par le ministère US de l’énergie avait estimé que le pic pétrolier interviendrait entre 2009 et 2014. L’étau se resserre donc sur cette échelle de temps.
Il avait également émis l’idée dans une interview accordée à David Strahan que les pays producteurs “ménageraient leurs ressources pétrolières”.
Voir “Le PIB baissera avec le déclin de la production de pétrole”.
