Grande-Bretagne: la reconfiguration alimentaire à l’heure de la transition énergétique

livre "alimentation locale"Une première série de livres publiés dans la collection “Livres sur la Transition” sortira en Angleterre le 17 septembre. Un ouvrage de Tamzin Pinkerton et Rob Hopskins “Alimentation locale. How to make it happen in your community” dresse l’inventaire des bonnes pratiques qui s’imposeront à l’heure de la transition énergétique.

L’ouvrage s’inspire en grande partie des réussites et des échecs d’initiatives similaires à travers le monde.
Il cite notamment l’exemple de la Grande-Bretagne qui a connu de graves problèmes de production alimentaire dans les années 30, et au moment du déclenchement de la seconde guerre mondiale. Des initiatives inhabituelles ont été prises comme la mise en production agricole des parterres de Buckingham Palace, où l’utilisation de parcelles auparavant inexploitées.

Dans les années 50 dans le Devon, un comté du sud-ouest de l’Angleterre, la plupart des maisons avait un jardin potager, et environ un tiers d’entre elles élevaient des poulets dans des jardins situés en ville. Tous les repas étaient préparés avec des ingrédients frais: lait, fruits, viandes et autres aliments livrés à domicile par des agriculteurs locaux.

La grande majorité de la nourriture consommée à l’époque provenait de la région locale, et non du Brésil ou de Nouvelle-Zélande acheminée par avions-cargos.

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Les auteurs mettent l’accent sur la nécessité de se concentrer sur les marchés locaux, indépendants des engrais artificiels, des pesticides chimiques, et soutenus par un réseau adéquat d’industries locales de transformation.

Le paysage rural abriterait une vaste utilisation des terres, avec davantage de couverture forestière et moins de bétails. La régénération des sols sera alors redevenu une préoccupation première, étant donné le rôle important qu’ils jouent dans le piégeage du carbone ou de leur émission.

Les auteurs nous donnent donc les quelques principes qui sous-tendront cette ére d’adaptation post-carbone.

  • Un abandon progressif de la dépendance aux engrais et autre produits agrochimiques, afin d’accéder à une agriculture biologique.
  • Une forte augmentation de la nourriture produite à partir de potagers domestiques, même situés en ville.
  • La reconfiguration de l’approvisionnement alimentaire pour faire face aux coûts croissants des énergies fossiles et de la problématique climatique.
  • Une approche globale qui jouera pleinement son rôle dans les objectifs du pays de réduction de 80 % de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

Le livre est donc un guide pour  tous ceux qui veulent revenir à un mode d’alimentation locale et autonome à l’aide d’exemple concrets.

Il est aussi une ode qui célèbre les vertus de l’alimentation naturelle, dans sa production locale, la “merveille de la reconnexion avec la nourriture”.

Rob Hopkins quand il parle de son jardin, évoque un lieu magique, presque alchimique.

Le livre est disponible sur Amazon.com, en anglais.

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