S’adapter

Adaptation est le maître mot des années à venir, car le pétrole est le sang de nos sociétés, est présent dans de très nombreux produits de la vie quotidienne, et ce dans quatre domaines :

1 L’activité professionnelle

En dehors des difficultés économiques inhérentes à la crise du pétrole, il y aura des secteurs particulièrement exposés.
Ce sont bien sûr les domaines qui dépendent directement ou indirectement du pétrole.

On pourra donc lister comme secteurs sensibles :

  • Transport (automobile, aérien, import-export, etc.)
  • Tourisme (pour deux raisons : le transport et les distances, et le secteur est non prioritaire dans les besoins des gens)
  • Luxe (non prioritaire)
  • Tout ce qui dépend de la pétrochimie : plastiques, synthétiques, pharmacie, cosmétiques, pesticides donc agriculture, solvant, résines, détergents, etc.

On ne vous dit pas de changer, c’est votre libre choix par rapport à votre prise de conscience. Mais si vous avez l’envie et la possibilité de changer pour une activité moins exposée, c’est peut-être le moment !

2 Le chauffage

Nous avons l’habitude de compter sur un système globalisé, éminemment complexe, dont le juste équilibre vacillera, et qui par là même nous mettra dans des situations particulièrement difficiles.

En passant bien sûr par la conséquence d’une flambée du prix du baril sur les utilisateurs de fioul domestique. Le produit étant très faiblement taxé par rapport à l’essence, l’augmentation du pétrole se répercutera quasi directement sur les consommateurs, bien plus que sur les automobilistes. L’essence par contre étant très fortement imposée, la TIPP pourra constituer une variable d’ajustement, pour peu que le gouvernement accepte de jouer le jeu.

Ce qui veut dire que les utilisateurs se réfugieront sur les appareils de chauffage électrique (bain d’huile mobile), ce qui pèsera d’autant sur l’ensemble du système. Et pour tous les occupants de maisons qui veulent passer de l’électrique, dépendant des réseaux collectifs, à un système autonome, avec par exemple un chauffage au bois, cela permettra d’autant de libérer de l’énergie pour les autres.

3 Le transport

C’est la première chose à laquelle on pense. Nous avons toujours connu l’inflation des chiffres du transport : toujours plus, toujours plus loin. Ce qui n’a fait que s’accroître avec la mondialisation.

4 L’alimentation

Quand on évoque l’alimentation, il faut penser à :

  • L’agriculture intensive moderne qui est devenue gourmande en énergie. Les pesticides et herbicides qui sont produits à partir de pétrole.
  • Les transports qui sont intensément utilisés pour transporter la nourriture, le bétail, produits chimiques, semences, récoltes.

Donc, contrairement à ce que l’on pourrait penser dans un premier temps, toute la logistique alimentaire sera impactée par la crise pétrolière.

Nota :

Cette rubrique a été en partie inspirée du livre de Richard Heinberg, “La fête est finie”, Ed. Demi-Lune 2008

Une réponse à S’adapter

  1. Alexandre dit :

    Finallement, une solution ne serait-elle pas de produire l’energie locale avec des statuts Invest/Own pour les production.
    Je suis du Texas et l’Etat a massivement investit dans les Smart Grid, qui permettent de gerer au mieux des productions decentralisees. Ce qui permet de multiplier les productions locales (solaires, eolien bien souvent chez des particuliers ou des centrales possedees IO, donc possedee par le voisinage ou la ville)… Et on serait moins dependant du petrole et gas.
    Aussi surprenant que cela puisse etre, le Texas n’utilise pas trop de petrole pour l’energie (beaucoup de gas et eolien ou solaire, meme le leader en eolien…), les centres de production d’energie (petit, moyen ou gros) ne sont pas monopolises par des grands groupes (comme EDF) mais appartiennent soit a la ville, soit des cooperatives, soit des grands groupes bien sur)

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