La différence entre le pic pétrolier et la guerre froide, c’est que pour cette dernière, on redoutait qu’il se passe quelque chose et il ne s’est rien passé, tout au moins en matière d’ affrontement direct entre les deux « grands ». Alors que pour le pic pétrolier, l’immense majorité des gens ne se rend pas compte du danger, alors que l’on est certain – pour les initiés – qu’il se passera quelque chose d’ historique.

Lors de la guerre froide, les gens sentaient confusément qu’une sourde menace planait au-dessus de leurs têtes entre ce qu’on appelait à l’ époque « les deux blocs » : les Etats-Unis et la défunte U.R.S.S..
La paix était bien entendu revenue, au sortir de la deuxième guerre mondiale, mais la perspective d’un embrasement entre les deux pays était une hypothèse qui était tout à fait plausible.

canon dans la neige

Les gens ont donc vécu au rythme des différentes crises et épreuves de force qui ont émaillé la période 1947-1962 : la crise irano-soviétique, le blocus de Berlin qui a engendré le pont aérien, la guerre de Corée, et la crise des missiles de Cuba en 1962 où le monde a frôlé l’ incident grave, mais qui finalement, a mis un point d’orgue à la période en ouvrant la période de « la détente ». [Lire la suite]

Selon une interview du Directeur Général de TOTAL, Christophe de Margerie, par le Financial Times « le monde ne sera jamais en mesure de produire plus de 89 millions de barils/jour (mbj) de pétrole ».
Le président du 3° plus grand groupe énergétique a révisé à la baisse ses prévisions de production  pour 2015, avec au moins 4 mbj, en raison de la crise économique actuelle et de l’effondrement des prix du pétrole.
Il a notamment observé que les compagnies pétrolières nationales qui contrôlent la majorité du pétrole mondial, et les producteurs indépendants, qui jouent un rôle clé dans la recherche de nouvelles sources, ont été « considérablement limités dans leur capacité à financer les investissements ».
Lire la suite de l’article dans le Financial Times.

Sources :

ASPO

Financial Times

La crise financière a gelé la construction de 124 gratte-ciel dans le monde (1).
Les arrêts touchent tous les continents : 84 chantiers stoppés en Asie et 21 aux Etats-Unis, L’Europe est moins affectée avec 7 interruptions, comme l’Australie avec 4 arrêts et 6 pour le Canada, le Mexique et l’Amérique Centrale.
Les raisons sont multiples : difficulté à obtenir des crédits, faillite des entreprises, défection des locataires pressentis.
Quel spectacle saisissant qu’une tour à moitié construite, pointant vers le ciel et frappée par tous les vents.
Et si demain, la crise économique empirait, les chantiers auront-ils des chances de repartir ?

Tour en construction

Et si les projets redémarrent, sachant que les délais sont de plusieurs années, seront-ils terminés à temps, avant que la recrudescence du prix du baril frappe à nouveau ?
Un certain nombre de ces bâtiments ne seront peut-être jamais terminés, ou bien dans un avenir très lointain.

La Jakarta Tower, un bâtiment de 558 m dans la capitale indonésienne, en est un vivant exemple. Le projet avait été arrêté suite à la crise économique asiatique de 1997 et vient – tout à fait paradoxalement – de repartir.  Il devrait être terminé en 2012 pour s’élever au centre du quartier d’affaires et d’habitation Kemayoran. [Lire la suite]

Le baril a atteint hier 3 septembre le chiffre de 109 dollars le baril. La décrue est donc encore plus spectaculaire que la montée.

Dans le cadre de ces variations de cours, il est intéressant de relire le dernier rapport 2008 de BP publié le 26 juin de cette année.
« La hausse des prix de l’ensemble des principales sources d’énergie s’est poursuivie en 2007 et en 2008. Le pétrole a affiché la progression la plus prononcée et la plus longue : son cours a augmenté pour la 6° année consécutive, ce qui, d’après les statistiques qui remontent à 1861, constitue la plus longue période de hausse ininterrompue jamais enregistrée. Il y a 10 ans aujourd’hui, le cours du Brent se situait à 11, 36 dollars. Depuis, il a été multiplié par 10 ».
Ce qui correspond aujourd’hui, début septembre après la baisse à plus de 9,5.

Par ailleurs, en ce qui concerne la production, le rapport poursuit en ces termes : « La production totale de pétrole a reculé à 81,5 millions de barils/j en 2007, soit 130 000 bpj en deçà du niveau affiché en 2006 « .

Source : BP Statistical Review of World Energy 2008.

BRESIL : Le ministre de la Défense a déclaré vendredi dernier, que le gouvernement financera la construction d’un sous-marin nucléaire, destiné à protéger les réserves de pétrole récemment découvertes.
Le projet sera financé à hauteur de 160 millions de dollars d’ici la fin de l’année prochaine.
Le bâtiment, dont on espère qu’il sera achevé vers 2020, sera le premier sous-marin à propulsion nucléaire en Amérique Latine. Le Brésil ne possédant pas d’armes nucléaires, ce projet de sous-marin sera le point culminant du nouveau plan de défense du Brésil, qui sera rendu public le 7 septembre prochain.

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La situation de la flambée du prix du baril, a poussé le ministre Mauricien des Services Publics, Abu Kasenally, a lancé un projet appelé « Maurice Ile Durable » destiné à assurer la maitrise de l’énergie, à produire de l’électricité à partir de sources renouvelables, et à réduire le gaspillage de l’énergie dans l’ile.

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		initiatives de la transition énergétique Transition énergétique pic pétrolier et transition énergétique: livres Restez informé de l'actualité de Pic-Prod

Zoom articles

Une reprise de la demande de pétrole au second semestre 2010

Les champs de pétrole existants vont perdre les deux tiers de leur production d’ici 2030.

« La fin du pétrole » dans l’émission « Ce soir (ou jamais!)

Le rapport 2009 de l’Agence Internationale de l’Energie et le pic pétrolier

A propos de la prise de conscience du grand public sur le pic pétrolier

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