La Chine par la voix du ministère des Affaires étrangères, a estimé mercredi sa “profonde préoccupation” devant des manoeuvres militaires US de grande ampleur (un porte-avions, une vingtaine de bateaux et de sous-marins, une centaine d’avions) qui seraient susceptibles “d’aggraver les tensions régionales”.
L’information est communiquée par le Figaro (1) avec une infographie de la Mer de Chine Méridionale.
Certes, les chinois ne sont pas visés, car il s’agit surtout pour les forces US d’impressionner la Corée du Nord, mais ils ont l’épiderme sensible si on s’approche trop près de leurs côtes (et si les chinois approchaient à 500 kms des côtes américaines, ce serait le branle-bas de combat US…). Mais à bien y regarder, dans la thématique qui nous occupe – le pétrole – la zone considérée est exactement aussi celle du détroit de Malacca.
Le détroit de Malacca, un point d’acheminement stratégique pour le pétrole
Un des points particulièrement vulnérable du monde pétrolier pour l’acheminement de l’or noir. Une autre raison pour la Chine de s’inquiéter de la présence militaire US, même si nous n’en sommes pas aux “guerres du pétrole”.
Les Etats-Unis ayant une capacité logistique à se déplacer en n’importe quel point du globe , qu’ils ont déjà montré à maintes reprises et que n’ont pas les chinois.
En marge de cette situation, la Chine serait devenue le premier consommateur d’énergie au monde. L’intéressé a démenti la nouvelle, mais l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) devrait confirmer l’information cet automne.
Autant dire que le précieux liquide est vital pour sa sécurité.
Source:
(1) Figaro 24/25 juillet p 4
(2) Géopolitique du pétrole de Philippe Sébille-Lopez


