Economies d’énergie

Les économies d’énergie résultent de la limitation de production et de consommation d’énergie, en particulier d’énergie non-renouvelable produite à partir de combustibles fossiles : pétrole, gaz, charbon.

Aux énergies d’origine fossile dégageant du CO2 s’opposent :

  • Les énergies renouvelables, issues du rayonnement du Soleil, soit directement via le panneau solaire, soit indirectement par la production d’hydrogène par électrolyse, et plus classiquement par l’utilisation de combustibles végétaux (bois, produits agricoles, algues), par la récupération des déchets biologiques (biogaz), par l’écoulement de l’eau (moulins et turbines à eau, hydroélectricité) ou du vent (énergie éolienne), par la force musculaire d’animaux domestiques (cheval, bœuf, éléphant..) ou des humains ; il faut y ajouter l’énergie marémotrice qui ne résulte pas du rayonnement du soleil mais de la masse de la lune;
  • L’énergie nucléaire, qui émet proportionnellement peu de gaz à effet de serre.

La déperdition thermique de constructions mal isolées (essentiellement via la toiture en zone tempérée, jusqu’à 30%, voire plus) a des impacts environnementaux globaux (effet de serre ou risque et déchets nucléaires) et un impact financier direct sur les ménages.

Maîtrise de l’énergie

La maîtrise de l’énergie (MDE) regroupe les techniques permettant de diminuer la consommation d’énergie d’un bâtiment, d’un territoire, d’un pays, dans un souci d’économies financières (maîtrise des coûts) et de réduction de l’empreinte écologique. On parle aussi d’utilisation rationnelle de l’énergie (URE).
Le proverbe « L’énergie la moins chère est celle qu’on ne consomme pas » pourrait résumer les démarches qui vont dans le sens de la MDE, si l’objectif ultime était le profit financier. « L’énergie qu’on ne consomme pas est celle qui peut améliorer la vie humaine » pourrait être la devise de ceux qui veulent vraiment avancer dans les économies d’énergie.
Les mesures de maîtrise de l’énergie, par la sobriété et l’efficacité énergétiques, devraient être prises à différents niveaux :

  • Au niveau individuel et familial (en diminuant le chauffage, en renonçant à la climatisation, aux voyages lointains, à une partie des achats de produits importés par avion, etc.) ;
  • Au niveau local ou communal (amélioration des transports en commun, bicyclettes en libre usage, incitation à renoncer aux trajets pendulaires individuels, chauffage par quartier, avantages aux industries peu polluantes) ;
  • Au niveau national (fiscalité incitative d’économies, lois anti-pollution, mesures pour favoriser le rail et les transports fluviaux au détriment de la route, encouragement à une agriculture moins mécanisée donc moins polluante et moins destructrice des sols) ;
  • Au niveau international (Nations Unies), en particulier pour stopper la progression des transports aériens et faire reculer ceux-ci, par une fiscalisation internationale du kérosène – dans ce domaine rien n’est fait, et les avions, qui ne paient aucun impôt sur le CO2 qu’ils émettent, sont parmi les plus gros pollueurs de la planète.

Les moyens d’action

Pour économiser l’énergie, on peut distinguer cinq moyens d’actions différents :

  • Une bonne gestion de l’énergie consommée

Les pertes d’énergie seront repérées et éliminées du mieux possible. Un réseau de chaleur limite les fuites thermiques avec l’utilisation d’isolants ; les chaudières et les fours sont à régler de façon à obtenir une combustion optimale. Augmenter l’efficacité énergétique, c’est réduire la quantité d’énergie entrante dans une usine tout en garantissant la consommation énergétique nécessaire.

  • Réduction de consommation des installations existantes

Pour les systèmes de préchauffage d’air par des fumées, sur les fours de distillation, on peut rentabiliser les investissements en moins de deux ans. Si la raffinerie se trouve dans une zone, où il existe d’autres raffineries chez les confrères (Rotterdam, Singapour), on peut également envisager l’exploitation des synergies énergétiques entre confrères.
Dans les systèmes d’utilités (vapeur/électricité, réseau fuel gaz, eau de refroidissement, air comprimé), ainsi que dans les unités de traitement (choix des catalyseurs, objectif normatif des consommations d’énergie, simulation de procédés, fours pilotes, aide à la conduite des unités…) des économies substantielles sont réalisables.

  • Conception adaptée sur les nouvelles installations

Avec un quintuplement ou un sextuplement du prix de l’énergie, beaucoup de techniques et de conceptions doivent être repensées, mais ce virage prend beaucoup de temps car il nécessite des capitaux importants.
La conception des bâtiments selon les principes de l’architecture bioclimatique et de maison passive (Passivhaus’) permet des économies énergétiques majeures, préalable nécessaire à l’utilisation des énergies renouvelables.

  • Mise à jour dans l’industrie

La conception des équipements industriels doit être adaptée et optimisée.
Pour les équipements industriels existants, une analyse minutieuse doit identifier les “sources” c’est-à-dire les flux qui permettent de récupérer de l’énergie inexploitée et à l’opposé identifier les “puits” c’est à dire des flux qui permettent de réinjecter l’énergie ainsi récupérée sur les sources à la place des énergies primaires en générale fossiles. Une fois les “sources” et les “puits” identifiés, la tâche est de trouver les couplages qui vont permette de revaloriser l’énergie des “sources” sur les “puits”, ceci avec un TRI (Temps de Retour sur Investissement) court terme.

  • Renonciation à une activité ou diminution de celle-ci

Climatisation, chauffage et éclairage de locaux peu utilisés, escalators, navettes, diffusion de documents-papier, nettoyage de locaux non utilisés, achat et entretien de voitures de fonction, emballage toujours plus sophistiqués des produits, « standby power » ou consommation d’appareils en veille : tout cela peut être supprimé ou diminué. Toutes les économies décrites ci-dessus pour des entreprises sont transposables pour les particuliers.

Conclusion

La question du changement et de ses motivations reste posée, tant au niveau individuel que planétaire. En effet, le constat est qu’en dépit des efforts de sensibilisation, les habitudes individuelles et collectives de gaspillage subsistent.
De nouvelles démarches techniques (HQE) et plus collaboratives (Agenda 21, Grenelle de l’Environnement en France) émergent. Outre une fiscalité encourageant les économies d’énergie, (bonification des prêts, assouplissement des conditions d’épargne-logement quand les travaux sont à visée énergétique) des pistes nouvelles se dessinent, dont par exemple un encouragement à grande échelle à gager les futures économies d’énergie pour financer les travaux (sous forme de « contrat de performance énergétique » par lesquels un « tiers investisseur » (l’entreprise qui réalise les travaux) se finance avec le revenu issu des économies réalisée. Le Grenelle de l’environnement a en octobre 2007 repris cette propositions, avec pour les particuliers, un système « simple et forfaitisé ».

Cette définition provient de l’encyclopédie libre Wikipédia publiée sous licence GNU FDL, elle est reprise sur techno-science.net à but informatif. Vous pouvez soumettre une modification ou un complément à cette définition sur la page correspondante de Wikipédia. La liste complète des auteurs de cet article est disponible sur cette page.
Nous les remercions de leurs contributions.

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