Transport : comment associer judicieusement les voies ferrées, maritimes et routières ?

bateau en route vers hong-kong

En logistique, il existe différents modes de transport de marchandises (voies terrestres – route ou voies ferrées, maritimes ou par voies d’eau) qui soulèvent des questions de rentabilité quant à l’usage de l’un vis à vis de l’autre. En effet, pour une entreprise, quel moyen de transport est le plus avantageux pour telle ou telle portion de chemin ?

Les chercheurs de l’Institut Fraunhofer pour le flux de matériel et de logistique (IML) tente de répondre à cette question en développant un nouveau logiciel qui permettrait d’indiquer les différentes options de transport en tenant compte du coût, de la rapidité et également du caractère écologique.

Jusqu’à aujourd’hui et dans la majorité des cas, les marchandises nationales et internationales étaient transportées en camion, la variante la plus économique au premier abord. Cependant, devant l’augmentation des péages et la flambée des prix des carburants, des solutions alternatives sont désormais envisagées. Concernant la fiabilité des livraisons, les camions ne sont pas nécessairement le moyen de transport idéal : les temps de préparation aux terminaux de conteneurs sont souvent longs et les embouteillages sur les routes peuvent engendrer des retards importants.

Par conséquent, quels modes de transport seraient les mieux adaptés pour un parcours donné ? Sur quel tronçon le transport maritime serait-il le plus économique ? Peut-être le passage en camion ou en train serait-il plus judicieux ? Quelle variante est la moins coûteuse, laquelle la plus rapide, laquelle la plus respectueuse de l’environnement ?

Le logiciel développé par les chercheurs de l’IML à Dortmund vise à répondre à toutes ces questions. “On indique dans un calculateur d’itinéraire de quel site vers quel autre les marchandises doivent être transportées”, explique Joachim Kochsiek, responsable du groupe de chercheurs à l’IML. “Le système calcule ensuite différentes variantes et optimise les résultats selon les coûts, le temps de trajet ou le bilan environnemental. Il prend également en compte les temps et coûts qui adviennent aux transbordements.”

Les réseaux routier, ferré et de navigation intérieure existent déjà en format numérique. Cependant, cette base de données est insuffisante pour ce logiciel. “Nous ne pouvons pas simplement supposer un prix fixe par kilomètre. Nous devons par exemple connaître la vitesse, la largeur et la hauteur d’un train, le nombre de wagons autorisés sur un tronçon ferré [..] Alors qu’une classification équivalente est fournie dans le cas de réseaux routiers, cette information doit être recherchée manuellement [dans le cas des trains]“, explique J. Kochsiek. Le système prend en compte les coûts et la consommation d’énergie pour les différents modes de transport à différents niveaux de taux de remplissage. Par exemple, moins de wagons une locomotive tire, plus le transport est cher.

Pour l’optimisation des coûts et des temps, il existe déjà un logiciel prototype. Les chercheurs développent actuellement les algorithmes concernant le bilan environnemental. Le logiciel devrait être accessible en ligne prochainement, et permettra aussi de prendre en compte les voies maritimes.

Source :
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/55829.htm

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