Un savoyard (décidément la Savoie assure, avec l’article précédent!), Florian Bailly, a parcouru un fantastique périple de la France au Japon, soit 13 000 kms, avec un vélo électrique alimenté par un panneau photovoltaïque fixé sur une remorque.
Au-delà de l’exploit humain que l’on ne peut que saluer, on notera l’intérêt du dispositif qui nous intéresse à transition-energie.com.
http://www.dailymotion.com/video/xem8ogUne autonomie nécessaire en cas de pannes de courant
En cas de coupures de courant en hiver, où le réseau dépasse ses capacités, parce que tout le monde tire sur le système, pour alimenter des radiateurs électriques qui remplaceront le chauffage au fioul devenu trop cher, cela permettra de rester autonome.
Il ne s’agit pas de s’équiper d’un tel attelage pour aller travailler ou faire ses courses. Mais on peut imaginer recharger sa batterie à l’aide d’un panneau fixé sur son balcon, son jardin, voire derrière sa fenêtre si la captation de l’ensoleillement est suffisant.
Le prototype d’alimentation solaire du vélo électrique de Florian
Le prototype a été conçu par l’Institut National de l’Energie Solaire (INES). Le kit de motorisation à une puissance maximale de 350 W.
Trois batteries de type lithium fer phosphate en 36V à 10 Ah équipent l’ensemble. Une en utilisation sur le vélo, une en recharge dans la remorque.
La recharge des batteries est réalisée à l’aide d’un module photovoltaïque spécialement étudié par l’INES. Il est assemblé sur la base de cellules polycristallines, sélectionnées pour obtenir un rendement optimal.
Une surface de 0,90 m2 permet d’obtenir une puissance crête de l’ordre de 140W et de récolter une énergie journalière de l’ordre de 750 Wh avec une météo correcte.
La motorisation permet de multiplier la vitesse par deux, et donc de franchir le double de kilomètres.
La vidéo montre Florian en Chine, après avoir gravi des cols de 3 300 m, et qui rejoindra prochainement le Japon.
C’est maintenant chose faite. Et c’est rassurant d’avoir des solutions qui apparaissent, d’autant que l’on a pas besoin de franchir des montagnes de plus de 3 000 m.

